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Liban

Secteur bancaire : Ferzli réclame à Berry un contrôle du rapport Lazard

Le président du Parlement, Nabih Berry (d), s'entretenant jeudi à Aïn el-Tiné avec le vice-président de la Chambre, Elie Ferzli, et la ministre de la Défense, Zeina Acar. Photo tirée du site web du Parlement

Le vice-président du Parlement libanais, le député Elie Ferzli, qui s'est rendu jeudi à Aïn el-Tiné pour s'entretenir avec le chef du Législatif, Nabih Berry, a réclamé un contrôle sur le rapport du cabinet international Lazard qui dresse un sombre tableau du secteur bancaire libanais, au moment où le Liban fait face à sa pire crise économique en trente ans.

"Mon déplacement (à Aïn el-Tiné) à pour objectif de réclamer au président Berry un contrôle du rapport de la société Lazard, ce cabinet détenu par qui l'on sait, qui est connu de tout le monde et qui dépeint le secteur bancaire comme étant en faillite", a expliqué M. Ferzli, à l'issue de son entretien.

"Nous sommes extrêmement conscients du rôle des banques libanaises depuis 1992 jusqu'à ce jour, mais en même temps, nous sommes également conscients du fait que le secteur bancaire est l'un des piliers de la place avancée qu'occupe le Liban dans la région et de sa réputation, ainsi que de son rôle économique spécial dans la zone", a poursuivi M. Ferzli. "Il n'y a d'autre ennemi à ce rôle que les banques israéliennes, surtout dans le cadre de ce qui se trame pour assurer un futur rôle au secteur bancaire israélien dans la région, à l'ombre des propos sur une normalisation (avec Israël), ce qui est extrêmement dangereux", a estimé le vice-président de la Chambre. "Je suis venu chez le président Berry pour réclamer des comptes, car ceux qui affirment que le secteur bancaire est en faillite avancent des propos imprécis. Cette question fera l'objet de débats et de contrôle de la part du Parlement. La ministre de la Défense, Zeina Acar, a également pris part à cette réunion.

Les consultants du cabinet international Lazard ont contribué à l'élaboration du plan de redressement économique adopté par le gouvernement de Hassane Diab et qui ne fait pas l'unanimité au sein de la classe politique, ou encore parmi la population. En outre, les négociations sur la restructuration de la dette souveraine, sur laquelle le Liban a fait défaut pour la première fois de son histoire, doivent se faire par l'intermédiaire du cabinet Lazard.


Le vice-président du Parlement libanais, le député Elie Ferzli, qui s'est rendu jeudi à Aïn el-Tiné pour s'entretenir avec le chef du Législatif, Nabih Berry, a réclamé un contrôle sur le rapport du cabinet...