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Société - Expatriés

Seconde phase de rapatriement : six avions attendus aujourd’hui à Beyrouth

Les vols se poursuivront jusqu’au 8 mai et permettront à environ 5 000 Libanais de regagner le pays, selon le ministère des Affaires étrangères.

Des Libanais rentrés d’Arabie saoudite à Beyrouth début avril, lors de la première phase du processus de rapatriement mis en place par les autorités libanaises. Anwar Amro/AFP

La seconde phase du processus de rapatriement des Libanais de l’étranger, coincés aux quatre coins du monde en raison notamment de la fermeture de l’aéroport de Beyrouth, commence aujourd’hui et devrait se poursuivre jusqu’au 8 mai. Un premier avion en provenance de Larnaca à Chypre est attendu à 12h30 à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) et sera suivi de cinq autres vols, l’un provenant de Dammam en Arabie saoudite et devant atterrir à 16h30, tandis que deux vols au départ de Paris sont prévus pour atterrir à 18h30 et 20h30. Deux derniers avions sont attendus tard en soirée, l’un en provenance de Lagos, au Nigeria, qui doit atterrir à 22h30, tandis qu’un autre venant de Brazzaville, au Congo, se posera sur le tarmac vers minuit. 

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Au total, 700 personnes doivent rentrer aujourd’hui à Beyrouth, selon une source du ministère des Affaires étrangères. Mais ce sont quelque 5 000 Libanais qui seront rapatriés d’ici à la fin de cette seconde phase à bord de vols prévus quotidiennement, jusqu’au 8 mai (voir encadré). Hier après-midi, le ministre de la Santé, Hamad Hassan, a présidé une réunion au ministère durant laquelle il a abordé les derniers préparatifs sanitaires pour l’accueil des voyageurs à l’AIB, surtout que sur les 2 656 Libanais rapatriés au cours de la première phase, 37 ont été détectés positifs au Covid-19. Si deux des vols programmés aujourd’hui viennent de Paris, c’est parce que la France constitue l’une des destinations privilégiées des étudiants, des touristes et des hommes d’affaires libanais. Plus de 3 500 Libanais bloqués en France depuis le début de la pandémie ont effectué des demandes de rapatriement, selon Rami Adwan, ambassadeur du Liban à Paris. « Nous avons été contactés par 1 800 étudiants libanais qui se trouvent dans la précarité depuis la crise du Covid-19. Il y a également près 500 touristes coincés ici, en plus de 250 personnes venues en France pour y suivre des traitements médicaux. Sans oublier quelque 200 personnes qui ont voyagé ici pour des affaires », déclare M. Adwan à L’OLJ.

Le premier vol attendu cet après-midi de Paris permettra de rapatrier 75 étudiants libanais. Le second avion transportera 135 personnes, dont des passagers en transit du Canada, des États-Unis et du Mexique. Les tests de dépistage du Covid-19 avant embarquement de Paris ne seront pas impératifs, surtout que les tests PCR ne sont pas disponibles aux États-Unis et au Canada. Les passagers devront donc être examinés à leur arrivée à Beyrouth.

M. Adwan révèle en outre à L’OLJ l’envoi de 240 tests PCR à bord du premier avion, tandis que le second vol transportera en soute une demi-tonne de médicaments et de matériel médical à destination de l’hôpital universitaire Rafic Hariri grâce à des donations réunies par 25 associations libanaises. « Nous avons insisté auprès de la MEA pour qu’une remise de 50 % soit accordée aux étudiants. Pour ceux qui n’ont pas pu payer leur billet, les frais du voyage ont été généreusement pris en charge par un donateur issu de la communauté libanaise en France », ajoute l’ambassadeur. Le diplomate dément par ailleurs les accusations d’interventions politiques dans le processus de rapatriement dont l’ambassade du Liban à Paris avait fait l’objet. « Il n’y a pas d’interventions au niveau de ce rapatriement humanitaire. Il y va de notre attachement au pays. Nous traitons les choses avec les plus grand sérieux », souligne-t-il.

Des Libanais du Nigeria et du Congo rapatriés

Pour les expatriés libanais en Afrique, les deux vols prévus ce soir permettront de rapatrier environ 270 personnes, dont des femmes enceintes et des enfants en bas âge. Houssam Diab, ambassadeur du Liban au Nigeria, indique à L’OLJ que le vol de Lagos transportera environ 140 personnes. « La différence avec les vols de la première phase de rapatriement, où il fallait garder plus de distance entre les passagers, c’est que nous avons été autorisés à faire voyager des familles ensemble cette fois-ci, révèle le diplomate. Nous avions beaucoup de cas urgents, comme des femmes enceintes, des malades ou des personnes dont les visas avaient expiré », ajoute-t-il.

« Ici, il n’y a pas de possibilité de mener des tests avant l’embarquement car il n’y a pas assez de tests dans le pays et ils sont réservés à ceux qui ont des symptômes graves », rappelle M. Diab qui dit ne pas avoir été informé de cas d’infections parmi les expatriés libanais.

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L’ambassadeur indique par ailleurs que la diaspora libanaise au Nigeria est confrontée à la difficulté de se déplacer d’un endroit à un autre en raison de la fermeture des frontières entre les régions depuis la crise du Covid-19. « Pour certains, il est très compliqué d’accéder à l’aéroport. Nous allons les munir d’une lettre qui comporte un accord des autorités pour leur permettre de traverser les barrages », indique-t-il.

L’ambassadeur du Liban en République démocratique du Congo (RDC), Haytham Ibrahim, qui couvre également le Congo-Brazzaville voisin, indique pour sa part que le vol au départ de Brazzaville transportera 128 passagers, dont 7 enfants de moins de deux ans, en provenance de cette ville ainsi que de Pointe-Noire.

« Nous ne pouvons pas effectuer de tests de dépistage ici avant l’embarquement. De toute manière, nous avons mis un numéro vert à la disposition des membres de la diaspora au cas où ils penseraint avoir été contaminés », assure M. Ibrahim à L’OLJ.

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Les horaires des vols de rapatriement

Voici les horaires des vols de rapatriement à Beyrouth prévus jusqu’au 8 mai, dans le cadre de la deuxième phase du processus, enclenchée aujourd’hui. Six avions sont attendus aujourd’hui, en provenance de Larnaca, Paris (deux vols), Dammam, Lagos et Brazzaville.

Jeudi 30 avril : vols en provenance de Doha (arrivée à 14h30), Istanbul (15h30), Bagdad (16h30), Mascate (18h30), Port Harcourt (22h30) et Londres (arrivée vendredi à 00h35).

Vendredi 1er mai : Conakry (samedi 02h20) et Casablanca (21h20).

Samedi 2 mai : Le Caire (14h30), Jeddah (16h30), Atyraou (Kazakhstan) (18h30), Paris (20h30), Abidjan (23h30) et Lomé (dimanche 00h30).

Dimanche 3 mai : Dubaï (15h05).

Lundi 4 mai : Erevan (14h30), Riyad (16h30), Kiev (18h30), Varsovie (20h30), Freetown (mardi 2h00) et Londres (mardi 00h35).

Mardi 5 mai : Kano (22h00).

Mercredi 6 mai : Amman (13h30), Abou Dhabi (14h55), Francfort (20h30), Paris (22h30) et Monrovia (jeudi 01h50).

Jeudi 7 mai : un avion en provenance de Dakar (vendredi 01h30).

Vendredi 8 mai : vols depuis Dubaï (15h05), Koweït (14h30), Minsk (18h30), Moscou (20h30), Douala (22h30) et Londres (samedi 00h35).



La seconde phase du processus de rapatriement des Libanais de l’étranger, coincés aux quatre coins du monde en raison notamment de la fermeture de l’aéroport de Beyrouth, commence aujourd’hui et devrait se poursuivre jusqu’au 8 mai. Un premier avion en provenance de Larnaca à Chypre est attendu à 12h30 à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) et sera suivi de cinq autres...

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FAUT SURTOUT PAS LES LACHER DANS LA NATURE. EN QUARANTAINE CONTROLEE.

L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

09 h 47, le 28 avril 2020

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Commentaires (1)

  • FAUT SURTOUT PAS LES LACHER DANS LA NATURE. EN QUARANTAINE CONTROLEE.

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    09 h 47, le 28 avril 2020

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