La réunion entre le ministère de l’Économie et du Commerce et des représentants du syndicat des boulangers, leur président ayant démissionné mardi en raison du bras de fer avec l’institution publique, n’a pas débouché sur une modification du poids ou du prix du pain. Ainsi, le kilo de la « rabta » de pain blanc est toujours vendu à 1 500 livres libanaises, dans un contexte de crise économique et financière, doublée d’une crise de change.
Les boulangers souhaitent augmenter le prix du pain de vente en gros du pain (le prix auquel les revendeurs achètent le pain), ce qui va se répercuter sur le prix final. Les professionnels du secteur invoquent la flambée du prix du dollar, qui a atteint hier 3 350 livres, ce qui augmente le prix d’achat de leurs matières premières telles que les sacs en nylon, le sel, le sucre et la levure pour justifier leur demande. Or, selon le ministère de l’Économie, les boulangers obtiennent des marges de 22 % sur le commerce de détail et de 12 % sur la vente en gros, en considérant le dollar à 3 100 livres, expliquant ainsi son refus. De plus, cette mesure aurait pour conséquence l’augmentation du prix du pain dans les zones rurales, où le pouvoir d’achat est plus faible que celui de la capitale Beyrouth, dans laquelle se concentrent la majorité des boulangeries. Pour manifester leur mécontentement, les boulangers ont donc annoncé jeudi qu’ils n’allaient plus vendre de pain en dehors de leurs locaux, avant de se rétracter dimanche.
Le ministre de l’Économie, Raoul Nehmé, accompagné d’inspecteur de la Direction de la protection du consommateur, a d’ailleurs effectué une tournée mardi dans des boulangeries situées à la périphérie de Beyrouth, distribuant pas moins de quatorze procès-verbaux.
Le prix du pain est fixé par une commission comprenant des représentants du ministère, des minotiers et des boulangers qui fixe le prix du pain en fonction de celui des matières premières servant à sa fabrication. De plus, les boulangers achètent la farine en livres aux minotiers grâce à un mécanisme de la BDL début octobre qui fournit à ces derniers des dollars pour importer le blé.


Le pain? ça demande tellement d efforts et de show-off?! Allez ouste,vous tous,stabilisez le jeu du $ et LL! ça,c est un crime ouvert sur nous.
17 h 06, le 23 avril 2020