par Georges AIRUT

Coronavirus : pour une réponse planétaire coordonnée

Cela fait déjà un bon moment que l’on décrit notre monde comme « un village planétaire ». Jamais telle appellation n’a paru aussi appropriée qu’en cette époque de pandémie.

En effet, ce virus invisible attaque l’humanité de toutes parts faisant fi des frontières nationales. Pour le combattre, il faut des réponses coordonnées et uniformes au niveau mondial. Or il est tout à fait surprenant et même inquiétant que les réactions des États soient restées jusqu’à présent assez frileuses et égocentrées.

Il est de même scandaleux que le Conseil de sécurité des Nations unies, responsable de la paix et de la sécurité internationales, ne se soit même pas cru obligé de se réunir pour débattre de ce problème planétaire et prendre les décisions qui s’imposent.

À quoi sert l’Organisation mondiale de la santé si elle ne peut prendre des décisions coercitives ni imposer un protocole de prévention bien défini à tous ses États membres ?

Il reste donc à chaque État, à chaque institution, à chaque individu de se conformer strictement aux règles et procédures de confinement et de protection édictées par l’OMS et par les autorités sanitaires.

Mais tant que tous les États de la planète ne respectent pas ensemble et au même moment ces règles et ces directives, ce virus maléfique continuera à se propager de pays en pays et de région en région et le monde ne sera pas près de s’en débarrasser.

Or il est proprement choquant de voir que certains pays prennent cette pandémie à la légère et se contentent de prescrire des recettes de grand-mère pour éviter la contagion. C’est ainsi que le Bélarus par exemple n’a donné aucune consigne de confinement ou de protection (à part boire un ou deux verres de vodka par jour, mais en dehors des heures de travail) et que la population continue à y mener le même train de vie habituel : attroupements dans les métros, les bus, restaurants et autres lieux de divertissement, pique-niques et barbecue le week-end.

Il est de la première urgence qu’une autorité mondiale impose des règles strictes de confinement à tous les pays du monde et s’assure de leur strict respect.

À défaut de quoi le monde assistera à une extension phénoménale de cette pandémie et on verra le bout du tunnel s’éloigner de plus en plus. Nous sommes tous embarqués sur le même bateau et si ce bateau coule nous coulerons tous avec.

Certains dirigeants s’inquiètent à juste titre des répercussions catastrophiques à moyen et long terme sur l’économie d’un confinement qui s’étendrait dans la durée. Mais dans les circonstances présentes, la priorité doit être accordée à la vie et à la santé. Il serait criminel de sacrifier des millions de vie sur l’autel de la croissance économique.

Primum vivere, deinde philosophare.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.


Cela fait déjà un bon moment que l’on décrit notre monde comme « un village planétaire ». Jamais telle appellation n’a paru aussi appropriée qu’en cette époque de pandémie.

En effet, ce virus invisible attaque l’humanité de toutes parts faisant fi des frontières nationales. Pour le combattre, il faut des réponses coordonnées et uniformes au niveau mondial....

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