Le gouvernement suédois a annoncé hier la création d’une commission « vérité et réconciliation » pour se pencher sur les abus passés contre les locuteurs de meänkieli, une langue parlée par une minorité du nord du pays, victime d’une politique d’assimilation aux XIXe et XXe siècles. « L’histoire ne peut pas et ne se répétera pas », a fait valoir la ministre de la Culture et de la Démocratie, Amanda Lind, dans un communiqué. Le meänkieli est une langue minoritaire proche du finnois et parlée dans l’extrême nord de la Suède. On estime aujourd’hui à 75 000 le nombre de locuteurs – ou de gens qui comprennent le meänkieli au moins partiellement – selon l’Association nationale des Tornédaliens suédois. En 1999, le gouvernement suédois a reconnu le meänkieli comme langue minoritaire officielle, et ses locuteurs, les Tornedaliens, comme minorité nationale. Mais jusque dans les années 70, la Suède a eu une attitude discriminatoire envers de nombreuses minorités nationales, dont les locuteurs de meänkieli, conduisant une politique brutale d’assimilation à leur égard.
Moyen-Orient - Suède
Le gouvernement lance une commission sur les abus passés à l’égard d’une minorité linguistique
OLJ / le 20 mars 2020 à 00h00


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