Le sens du discernement m’a fait prendre la liberté de solliciter l’avis d’une instance compétente au sujet du projet récent de permutations judiciaires.
L’argumentation recueillie montre que dans ce dossier les opinions laissent percevoir une argutie prenant le sens d’une « clause de conscience ».
En effet, le renvoi par la ministre de la Justice du projet de permutations judiciaires au Conseil supérieur de la magistrature préfigure une « objection de conscience » qui entraîne facilement à la persuasion qu’il appartient au ministre de la Justice de dire où sont le bien et le mal, sans aucune référence à un ordre de valeurs supérieures à toutes législations humaines. Cela signifie que l’exercice de la conscience appelle chez tout être humain une perception de valeurs supérieures, un sens du discernement et un esprit de responsabilité, objectifs majeurs, en fin de compte, de toute éducation.
La « clause de conscience » signifiée par l’autorité ministérielle peut surprendre ainsi, liée au mot conscience, tant celui-ci aujourd’hui est employé, explique la spontanéité d’une réponse subjective. Très souvent, l’appel à la conscience est employé comme excuse quand on a été vraiment déraisonnable.Il y aurait beaucoup à dire sur cette « bonne conscience » et, en tout cas, les gens ne croient pas à l’innocence de la conscience non réfléchie.
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