« Sur le plus haut trône du monde, on n’est jamais assis que sur ses fesses. »,
Michel de Montaigne
Cette pandémie de coronavirus arrive à point nommé pour montrer à tout un chacun que nous sommes si peu de chose. Voilà qu’un petit virus de taille microscopique fait trembler de peur rois, présidents et milliardaires autant que le commun des mortels.
Tout l’arsenal nucléaire des États-Unis, de la Russie et de toutes les grandes puissances réunies ne peut rien contre lui.
L’humanité a atteint un tel degré d’arrogance folle que ce virus arrive comme pour montrer à l’homme qu’il est tout petit devant certaines forces de la nature.
Ce virus, qui se conforme scrupuleusement aux principes de la Charte des Nations unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme, frappe les humains sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion, de fortune, de naissance et d’origine. Tous les hommes (et femmes) sont égaux devant lui.
Il ne fait pas la différence entre un président et un paysan, un milliardaire et un mendiant.
Les personnes atteintes de l’hubris, qui se croyaient au-dessus du commun des mortels ou bien issues de la cuisse de Jupiter, sont ramenées à leur juste proportion.
Elles qui n’ont jamais eu peur de personne et qui s’estimaient au-dessus de tout et au-dessus des lois sont confinées chez elles comme de petits lâches, de peur d’être touchées par ce malingre virus, qui n’a aucune forune personnelle, qui n’a aucun compte en banque et qui n’a aucune relation haut placée.
Il y a là de quoi faire réfléchir. Cette pandémie doit être l’occasion pour chacun d’entre nous de faire son examen de conscience et de réviser ses priorités dans la vie. Elle doit tout d’abord et surtout constituer une bonne leçon de modestie.
Memento mori
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