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Société - Église

Bkerké va lancer une « initiative nationale » en direction des jeunes

L’appel serait lancé le 25 mars, fête de l’Annonciation chômée et déclarée fête nationale islamo-chrétienne.

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï. Photo Michel Akl/ Bkerké

L’Église maronite met en ce moment la dernière main à un document qui servira de base au lancement d’une « initiative nationale » en direction des jeunes, a-t-on appris hier de source ecclésiastique informée, dans le prolongement de la réunion mensuelle de l’Assemblée des évêques maronites, hier au siège patriarcal maronite de Bkerké, au cours de laquelle elle a de nouveau réaffirmé ses grandes options politiques et sociales. L’initiative répondra aux aspirations de la jeunesse libanaise à une vie politique, économique, sociale et culturelle digne de ce nom. Cette initiative serait lancée le 25 mars, fête de l’Annonciation chômée et déclarée fête nationale islamo-chrétienne.

L’initiative en question s’inspirerait d’une démarche du pape François lancée au lendemain du Synode sur les jeunes et de l’exhortation apostolique qui l’a suivie (2018-2019). Elle tenterait de répondre aux défis d’un renouvellement de la vie démocratique au Liban, à la lumière de toutes les entraves auxquelles elle se heurte : clientélisme, corruption, confessionnalisme étroit, mauvaise gouvernance et d’autres thèmes qui ont émergé lors du soulèvement populaire d’octobre dernier. Un soulèvement que l’Église maronite a salué, à l’exclusion des violences qui l’ont par moments marqué.

Il s’agirait, dans une démarche qui se voudrait interactive, de mettre en évidence une vision d’avenir qui nourrirait l’espérance des jeunes en l’avenir du Liban, loin de l’abattement et de la tentation de démission que ressent une partie de cette jeunesse, découragée par la lenteur des changements attendus et les tentatives d’étouffer ou de récupérer le sursaut à la fois social et éthique d’octobre dernier. Ainsi, en toute logique, l’initiative ferait écho à un grand nombre de préoccupations des jeunes en général, et des chrétiens en particulier : difficultés quotidiennes, crise des valeurs, crise économique, coût des études, rareté des offres d’emploi, tentation de tout lâcher et d’émigrer, etc.


Non à la « colonisation idéologique »

L’appel de l’Église maronite comprendrait aussi une dimension proprement religieuse portant sur la signification du temps de Carême. Il proposerait aux jeunes chrétiens de profiter de ce temps pour approfondir leur foi et renouveler leur engagement au service de leurs Églises et du Liban, avec la claire conscience qu’ils sont des témoins du Christ ressuscité.

L’initiative reprendrait certaines des lignes de force de l’exhortation papale de 2019, rappelant aux jeunes qu’ils sont « l’aujourd’hui de Dieu », qu’ils doivent résister à « la colonisation idéologique » qui peut marquer l’irruption de la modernité dans leur vie quotidienne et « à se méfier des mécanismes de consommation et d’abrutissement qui font que tous les hommes naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies ».

Le patriarche maronite, Béchara Raï, avait pris fait et cause très vite pour le soulèvement populaire du 17 octobre et exhorté les autorités à « écouter les revendications du peuple », à ne pas « mépriser ni prendre de haut les manifestants pacifiques et civilisés » et à ne pas « les discréditer ou jeter sur eux les soupçons de trahison ». Dans une homélie prononcée dix jours après le début du mouvement devant des personnalités du Courant patriotique libre, le chef de l’Église maronite avait décrit les manifestations populaires comme étant « une révolution positive réformatrice » et parlé d’un « État de la citoyenneté inclusive et de la diversité ».

Nous sommes en démocratie, avait-il rappelé, dans une franche allusion aux « lignes rouges » tracées à l’époque par le chef du Hezbollah face au soulèvement national. « Nous sommes un pays démocratique et non dictatorial, pluraliste et non totalitaire, national et non communautaire ; personne n’a le droit de résumer en sa personne la voix du peuple et de lui imposer sa vision des choses et sa volonté », avait-il martelé.

L’Église maronite met en ce moment la dernière main à un document qui servira de base au lancement d’une « initiative nationale » en direction des jeunes, a-t-on appris hier de source ecclésiastique informée, dans le prolongement de la réunion mensuelle de l’Assemblée des évêques maronites, hier au siège patriarcal maronite de Bkerké, au cours de laquelle elle a de nouveau réaffirmé ses grandes options politiques et sociales. L’initiative répondra aux aspirations de la jeunesse libanaise à une vie politique, économique, sociale et culturelle digne de ce nom. Cette initiative serait lancée le 25 mars, fête de l’Annonciation chômée et déclarée fête nationale islamo-chrétienne.L’initiative en question s’inspirerait d’une démarche du pape François lancée au lendemain du Synode sur les...
commentaires (2)

J'ESPERE QUE CELA INCLUERA EN PRIORITE DELIER LEUR BOURSE A AIDER LES DIZAINES/CENTAINES DE MILLIERS QUI EN ONT DIABLEMENT BESOIN !

Gaby SIOUFI

10 h 37, le 05 mars 2020

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Commentaires (2)

  • J'ESPERE QUE CELA INCLUERA EN PRIORITE DELIER LEUR BOURSE A AIDER LES DIZAINES/CENTAINES DE MILLIERS QUI EN ONT DIABLEMENT BESOIN !

    Gaby SIOUFI

    10 h 37, le 05 mars 2020

  • Ce n'est pas sur les jeunes qu'il faut travailler... mais sur tous ceux qui ont tout fait pour leur rendre la vie impossible....

    Soraya Naufal

    07 h 18, le 05 mars 2020

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