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Sport - Éclairage

Le coronavirus s’invite au menu des instances sportives nationales et mondiales

Confrontées à l’épidémie du nouveau coronavirus, les autorités du sport s’interrogent sur le maintien des compétitions sportives et sur les mesures de précaution à prendre, mais ne prennent pas de décision hâtive. Les instances dirigeantes du sport ne peuvent éviter le sujet : l’UEFA, réunie en comité exécutif lundi puis en congrès hier à Amsterdam, tout comme le Comité international olympique (CIO), réuni en commission exécutive pour deux jours à Lausanne hier et aujourd’hui, l’ont ajouté à leur menu. Officiellement, l’optimisme règne quant à la tenue des principaux événements sportifs de l’année.

À Lausanne, le CIO évoquera le sujet, mais ne prendra aucune décision pour le moment, assure l’instance. Un membre éminent du CIO, Dick Pound, a indiqué que celui-ci n’envisagerait pas de reporter ou d’annuler les JO de Tokyo tant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne l’aura pas invité à le faire. Et le président du CIO, Thomas Bach, se veut rassurant : le Comité olympique international se prépare « pour des Jeux olympiques de Tokyo 2020 réussis », a-t-il déclaré hier, à l’ouverture de la réunion à Lausanne. « Nous allons devoir préparer beaucoup des décisions finales que nous devrons prendre en juin et faire des propositions en vue de la session du CIO » qui précédera les Jeux, a ajouté M. Bach, à moins de cinq mois de la cérémonie d’ouverture. En milieu de journée, le CIO a ensuite publié un communiqué dans lequel il explique que la commission exécutive a exprimé « son plein engagement en vue du succès des JO de Tokyo 2020 ». Face aux inquiétudes des sportifs et des fédérations internationales, le CIO a ajouté qu’il « encourage tous les sportifs à continuer à se préparer pour les JO ». L’instance n’a absolument pas fait référence aux propos de la ministre japonaise des Jeux olympiques, qui a indiqué hier que le Japon risque d’être privé des JO s’il les reporte au-delà de l’année 2020 du fait de l’épidémie de coronavirus. Seiko Hashimoto a précisé devant le Parlement qu’elle faisait référence au contrat conclu entre Tokyo, le Comité olympique japonais et le CIO. Elle a également précisé que fin mai serait crucial pour prendre une décision. Les conséquences de la crise du coronavirus doivent de nouveau être abordées aujourd’hui dans le rapport que dresseront par visioconférence le comité d’organisation des JO de Tokyo et le président de la commission de coordination, John Coates.

Ne pas paniquer

De son côté, l’UEFA assure qu’il « n’est pas nécessaire de modifier quoi que ce soit dans le calendrier prévu » pour l’Euro 2020. Mais la compétition doit débuter le 12 juin en Italie, le pays européen le plus touché par le virus. Toutefois, hier, l’UEFA a appelé à « ne pas surréagir » face à l’intensification de l’épidémie du nouveau coronavirus, refusant par la voix de son président Aleksander Ceferin de « songer au scénario du pire » concernant l’Euro. « Le calendrier est chargé et chaque report (de match) pourrait être problématique », a insisté le secrétaire général de l’UEFA, Théodore Theodoridis, en conférence de presse à Amsterdam, à l’issue du Congrès de l’instance. « Nous abordons la situation dans nos contacts avec l’OMS et les différents gouvernements. Nous devons intervenir au cas par cas (…) », a-t-il ajouté. Alors que plusieurs championnats voient certains de leurs matches reportés, voire même suspendus, l’UEFA se dit « informée » de la situation, mais se refuse pour le moment à évoquer d’éventuels reports de matches de la Ligue des champions ou de la Ligue Europa, prévus à partir de la semaine prochaine. L’organisation européenne a lancé un groupe de coordination en coopération avec European Leagues, l’association des ligues européennes, pour « trouver les meilleures réponses » à la propagation du virus. Un peu plus tôt dans la matinée, le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait tenu un discours similaire à ceux de Ceferin et Theodoridis, en s’adressant au Congrès de l’UEFA : « La chose la plus importante est la coopération avec les autorités, mais aussi de ne pas paniquer. »

Dans les autres disciplines sportives, si aucune décision n’est prise concernant les événements prévus dans plusieurs mois, ceux qui ont débuté ou vont commencer sont en revanche touchés. C’est le cas du tournoi des Six-Nations en rugby, dont la rencontre Irlande-Italie, prévue ce week-end, a été reportée sine die. Mais toutes les autres rencontres sont « pour l’instant » maintenues, a indiqué un porte-parole du comité des Six-Nations en marge d’une réunion des organisateurs de la compétition.

Mais certains pays, à l’image de la France, ont pris des mesures pour éviter la propagation du virus. La ministre française des Sports, Roxana Maracineanu, a réuni hier matin les représentants des ligues professionnelles et du mouvement sportif. Pour l’heure, aucune annonce : les décisions doivent se prendre « au cas par cas avant chaque match avec les préfets », a précisé la ministre lors d’un point presse. « Aujourd’hui, les matches – de Ligue 1 (football) et de Top 14 (rugby) – ne sont pas soumis à des restrictions particulières », a-t-elle ajouté. Rien de semblable pour le moment, donc, à la décision prise en Suisse de suspendre le championnat national de football jusqu’au 23 mars, une première en Europe depuis le début de l’épidémie de Covid-19. À l’heure actuelle, c’est majoritairement l’attente qui prévaut, chez les instances dirigeantes du sport comme chez les pouvoirs publics.

Source : AFP

Confrontées à l’épidémie du nouveau coronavirus, les autorités du sport s’interrogent sur le maintien des compétitions sportives et sur les mesures de précaution à prendre, mais ne prennent pas de décision hâtive. Les instances dirigeantes du sport ne peuvent éviter le sujet : l’UEFA, réunie en comité exécutif lundi puis en congrès hier à Amsterdam, tout comme le Comité international olympique (CIO), réuni en commission exécutive pour deux jours à Lausanne hier et aujourd’hui, l’ont ajouté à leur menu. Officiellement, l’optimisme règne quant à la tenue des principaux événements sportifs de l’année.À Lausanne, le CIO évoquera le sujet, mais ne prendra aucune décision pour le moment, assure l’instance. Un membre éminent du CIO, Dick Pound, a indiqué que celui-ci n’envisagerait pas de...
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