Elles ont toutes la tête à l’Euro 2020, mais les sélections européennes auront un œil aujourd’hui sur Amsterdam pour le tirage au sort de la 2e édition de la Ligue des nations, qui accouchera à coup sûr de duels très relevés à l’automne. France, Allemagne et Portugal : c’est la composition du groupe F de l’Euro en juin, une poule de tous les dangers qui promet du spectacle. Cela pourrait aussi être celle d’un groupe de Ligue des nations, tournoi de l’UEFA ayant remplacé depuis 2018 des fenêtres de matches amicaux souvent décevantes dans leur intensité.
Après le succès de l’édition inaugurale, remportée à domicile par le Portugal au printemps 2019, l’événement est reconduit dans un format presque identique. Cinquante-cinq nations, toujours réparties en quatre Ligues, des divisions de niveau proche. Dans chaque Ligue, plusieurs groupes, dont les équipes s’affrontent en matches aller-retour entre septembre et novembre. Le dernier de chaque groupe est relégué dans la division inférieure pour la prochaine édition, les premiers sont promus dans l’échelon supérieur. Sauf pour les vainqueurs de groupe de 1re division : ceux-ci se disputeront le trophée lors d’une phase finale prévue en juin 2021.
Tous les regards sont évidemment tournés vers la Ligue A, celle des favoris, avec forcément des duels prometteurs à venir. Les grosses nations sauront en soirée quels adversaires ils retrouveront à l’automne : les champions du monde français pourraient par exemple retrouver les Pays-Bas et l’Allemagne comme lors de la 1re édition, terminée avec une 2e place obtenue derrière la sélection Oranje. En effet, les Allemands, initialement relégués en 2e division, ont finalement été maintenus en Ligue A, l’UEFA ayant augmenté le nombre d’équipes présentes dans cette division de prestige. Le Portugal, les Pays-Bas, la Suisse et l’Angleterre, les finalistes de la 1re édition, sont têtes de série, tandis que la France figure dans le chapeau 2 aux côtés de la Belgique, de l’Espagne et de l’Italie. La Nationalmannschaft fait figure d’épouvantail avec les vice-champions du monde croates dans le chapeau n° 4, qui paraît plus redoutable que le n° 3, composé de l’Ukraine, de la Bosnie, du Danemark et de la Suède.
Quid de l’enjeu ? En 2020, la Ligue des nations met en place un système de repêchage en vue du Mondial 2022 : deux nations non qualifiées via les traditionnels éliminatoires seront ainsi repêchées puis reversées dans les barrages de la zone Europe. Mais le calibre des oppositions en ont fait un événement joué à fond par les équipes, malgré les réticences de certains entraîneurs de club espérant voir leurs joueurs ménagés. « Jouer l’Allemagne ou les Pays-Bas avec un enjeu, psychologiquement pour les joueurs, c’est une bonne chose », avait par exemple applaudi le sélectionneur français Didier Deschamps fin 2018. « Le groupe a envie d’aller chercher d’autres choses, d’avoir d’autres objectifs, et là, on en a un », avait-il ajouté. Pas sûr toutefois que les champions du monde se projettent si loin. Car avant cela, il y a un Euro à jouer.
Source : AFP


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