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Nos lecteurs ont la parole - Fouad J. Tabet

L’avant et l’après-17 octobre

Je dois avouer qu’avant le 17 octobre, j’ai toujours fait preuve dans mes écrits de mon doute par rapport au peuple du Liban pour ce qui trait à leur appartenance à leur nation. J’ai toujours dit que nous étions des citoyens de religion et non pas des citoyens d’État.

Or, après le 17 octobre, et à l’écoute de ces révolutionnaires, toutes religions confondues, j’ai réalisé qu’ils étaient conscients de leur attachement à une citoyenneté libanaise… Il nous suffit de voir l’illustration de ce dénominateur commun qu’a été le drapeau libanais, brandi à tout va au cours de leurs manifestations.

Le phénomène illustré par les tenants de la révolution, c’est qu’ils représentent une jeunesse en pleine croissance, de 15 à 45 ans, qui croit profondément en un nationalisme dépourvu de toute religion. La religion est à Dieu, et la nation à ses peuples.

C’est une chance inouïe de devenir conscient que cette nouvelle génération proclame, haut et fort, un destin d’appartenance à un Liban démocratique, libre, sans lien avec tout courant étranger, qu’il soit iranien, américain ou européen…

Cette génération croit sincèrement que le Liban de demain est entre ses mains. Elle est persuadée que le Liban, débarrassé de ses démons – l’enrichissement illicite, l’argent volé, la justice partisane, les déliquescences qui ont alimenté les couloirs de l’État libanais –, retrouvera sa prospérité d’antan.

Cette génération est convaincue que lorsque ces démons seront éradiqués, nous aurons un Liban fort, réellement digne d’édifier un État sain et de bénéficier d’un avenir prometteur à tous les niveaux.

Oui ! Croyez-le, vous les gouvernants, ces mouvements de révolte sont l’aurore et la chance qui nous permettraient de nous réformer au cours d’une prochaine étape pour devenir une nation laïque, séparant la religion de l’État.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Je dois avouer qu’avant le 17 octobre, j’ai toujours fait preuve dans mes écrits de mon doute par rapport au peuple du Liban pour ce qui trait à leur appartenance à leur nation. J’ai toujours dit que nous étions des citoyens de religion et non pas des citoyens d’État.Or, après le 17 octobre, et à l’écoute de ces révolutionnaires, toutes religions confondues, j’ai réalisé qu’ils étaient conscients de leur attachement à une citoyenneté libanaise… Il nous suffit de voir l’illustration de ce dénominateur commun qu’a été le drapeau libanais, brandi à tout va au cours de leurs manifestations. Le phénomène illustré par les tenants de la révolution, c’est qu’ils représentent une jeunesse en pleine croissance, de 15 à 45 ans, qui croit profondément en un nationalisme dépourvu de toute religion. La...
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