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Sport - Boxe

« Pas mal pour un vieux gros qui peut pas cogner, hein ? » cingle Fury

Quatorze mois après leur premier affrontement épique à Los Angeles où un nul, déjà assez miraculeux pour Deontay Wilder, les avait départagés, Tyson Fury a tenu, samedi soir à las Vegas, la promesse qu’il s’était faite d’en finir avec l’Américain. Steve Marcus/Reuters

Royal de bout en bout : arrivé au MGM Grand avec une couronne sur la tête, Tyson Fury en est reparti, sept rounds et une démonstration de force plus tard aux dépens de Deontay Wilder, avec la ceinture WBC des lourds samedi à Las Vegas.

Quatorze mois après leur premier affrontement épique à Los Angeles où un nul, déjà assez miraculeux pour Wilder, les avait départagés, Fury a tenu la promesse qu’il s’était faite d’en finir avec l’Américain. Certes pas en 2 rounds comme il l’avait juré ces dernières semaines, mais en 7, moment auquel l’arbitre a logiquement mis un terme au calvaire de son adversaire. Car Fury, qui redevient champion du monde un peu plus de quatre ans après avoir ravi les ceintures WBA, WBO, IBF à l’Ukrainien Wladimir Klitschko et après avoir surmonté une dépression, des problèmes d’alcool et de drogue, a été ultradominant tout du long.

« Pas mal pour un vieux gros qui peut pas cogner, hein ? » a cinglé le nouveau champion WBC des lourds, après sa victoire contre Wilder qui avait comparé ses poings à des oreillers avant leur combat. Fury s’est néanmoins dit « assez énervé de ne pas l’avoir battu en deux reprises » comme il l’avait promis ces derniers jours. « Ce que j’avais fait la dernière fois n’avait pas suffi. Pour moi, un nul est un échec car seule la victoire compte. Là je voulais un K.-O. Mon entraîneur SugarHill Steward m’avait dit que je pouvais le lui infliger et je l’ai cru. Comme je n’ai rien à cacher, je l’ai dit et je fais ce que je dis », a rappelé le Britannique.

Après avoir accompagné deux grosse droites de Wilder au premier round, Fury a rapidement pris sa mesure en étalant tout ses talents de pugiliste, sur un mode bien plus agressif que d’habitude, tout en lisant parfaitement les vaines tentatives de son adversaire. Une statistique témoigne d’ailleurs de cette supériorité : le « Gypsy King » (le roi gitan) a touché 82 fois, « The Bronze Bomber » (le bombardier de bronze) seulement 34 fois.

Dans les faits, c’est avec un direct du gauche en plein visage puis un violent jab du droit à l’oreille que Fury a d’abord envoyé au tapis son adversaire à la 3e reprise. Sonné, après une autre ruade qui lui a encore fait perdre l’équilibre et s’accrocher aux jambes de Fury, Wilder a alors été sauvé par le gong. Cet enchaînement qui a fait si mal à l’Américain, Fury l’a répété à chaque ouverture, et il y en a eu... Au 5e round, Wilder a une nouvelle fois été expédié au tapis, mais s’est relevé.

Héroïque, mais totalement impuissant, tanguant même sur son tabouret entre la 6e et la 7e reprises, il n’a logiquement pas tenu plus longtemps. Il a eu beau brièvement contester la décision arbitrale, c’est un miracle s’il n’a pas fini K.-O.

À un journaliste lui demandant s’il venait d’effectuer son plus beau combat, Fury a répondu : « Je suis mon plus sévère critique. Je sais que je peux faire mieux. Je n’en suis qu’au début avec ce nouveau style de boxe, ça prend des années pour le perfectionner, mais j’apprends vite, ne l’oubliez pas. » Rendant hommage à Deontay Wilder, « qui ne tombe jamais facilement », le « Gypsy King » a assuré attendre « impatiemment le prochain combat, qui sera une revanche s’il le souhaite ». Fury ne s’est en revanche pas prononcé sur un éventuel affrontement avec son compatriote Anthony Joshua, champion WBA, WBO, IBF que toute la planète boxe attend désormais pour la réunification des titres.

« Je vais bien », a d’abord rassuré Wilder après le combat, avant d’être conduit à l’hôpital par précaution. « Ce sont des choses qui arrivent, le meilleur a gagné ce soir. Mon coin a jeté l’éponge, mais j’étais prêt à continuer. C’est ainsi, même si je ne cherche aucune excuse ce soir. »

Source : AFP

Royal de bout en bout : arrivé au MGM Grand avec une couronne sur la tête, Tyson Fury en est reparti, sept rounds et une démonstration de force plus tard aux dépens de Deontay Wilder, avec la ceinture WBC des lourds samedi à Las Vegas.Quatorze mois après leur premier affrontement épique à Los Angeles où un nul, déjà assez miraculeux pour Wilder, les avait départagés, Fury a tenu la promesse qu’il s’était faite d’en finir avec l’Américain. Certes pas en 2 rounds comme il l’avait juré ces dernières semaines, mais en 7, moment auquel l’arbitre a logiquement mis un terme au calvaire de son adversaire. Car Fury, qui redevient champion du monde un peu plus de quatre ans après avoir ravi les ceintures WBA, WBO, IBF à l’Ukrainien Wladimir Klitschko et après avoir surmonté une dépression, des problèmes...
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