Patrimoine

Vandalisme dans un site archéologique de Beyrouth

Une perspective du futur musée dans le centre-ville de Beyrouth. Photo DR/archives

Le ministère de la Culture a annoncé hier que des inconnus avaient commis des actes de vandalisme sur le site du projet de Musée de Beyrouth (Beirut City Museum), situé dans le secteur du port, dans le centre-ville. Selon un communiqué du ministère, « un groupe de jeunes est entré par effraction sur le site du projet de Musée de Beyrouth, s’est rendu coupable d’actes de vandalisme et a incendié certains vestiges découverts à cet endroit, ce qui a causé de graves dégâts sur le site ».

Interrogé par L’OLJ, une source bien informée indique qu’il s’agit d’un projet de musée envisagé par le ministère à l’endroit où il existe déjà des fouilles devant le bâtiment d’an-Nahar, au bas de la place des Martyrs. Les individus qui ont vandalisé ce site n’ont pas été identifiés, d’où le fait que la Direction générale des antiquités, qui relève du ministère, a porté plainte contre inconnus. Cette source assure que les dégâts sur le site sont en cours d’évaluation.

Parmi ces dégâts, tels que recensés par la DGA et énoncés dans le communiqué du ministère, 600 caisses en plastique contenant des poteries antiques et des échantillons récoltés pour des études et des analyses ont été détruites. L’incendie a également endommagé des mosaïques et des peintures murales, caractérisées par leurs dessins colorés. Une grande partie de la clôture a également été détruite.

Dans son communiqué, le ministère annonce avoir « demandé aux autorités judiciaires compétentes de se saisir de cette affaire afin d’engager des poursuites urgentes contre ceux qui détruisent le patrimoine national, en attendant que l’enquête détermine les responsabilités ». Le ministère de la Culture assure que « la protection du patrimoine culturel national, notamment les sites archéologiques et historiques, est une responsabilité nationale », et appelle « tous les citoyens à protéger et préserver cet héritage historique ».

Appelé à abriter des collections archéologiques issues des fouilles du centre-ville, le bâtiment du Beirut City Museum devrait se dresser au cœur de la capitale, sur la parcelle qui avait accueilli le Rivoli avant la guerre. Sur une superficie de 5 500 mètres carrés de construction, il retracera l’histoire de Beyrouth à travers les âges.

Le projet, financé par Solidere et le Fonds koweïtien, remonte à 2009. À l’époque, la société de reconstruction du centre-ville l’avait soumis au Premier ministre Fouad Siniora et au ministre de la Culture, Tarek Mitri, qui l’ont approuvé. Puis il a été remis dans les tiroirs, avant d’être réactivé par l’ancien ministre Rony Arayji en 2016 (voir L’Orient-Le Jour du 5 août 2016).



Le ministère de la Culture a annoncé hier que des inconnus avaient commis des actes de vandalisme sur le site du projet de Musée de Beyrouth (Beirut City Museum), situé dans le secteur du port, dans le centre-ville. Selon un communiqué du ministère, « un groupe de jeunes est entré par effraction sur le site du projet de Musée de Beyrouth, s’est rendu coupable d’actes de vandalisme...

commentaires (7)

Un projet qui date depuis 10 ans ds les tiroirs de ce monsieur de Sanioura ...et le budget etant obtenu !!!!!!! Fallait il des traitres au pays pour vandaliser ce qui est du patrimoine..... s'ils savent ce que c'est qu'un patrimoine et nos responsables laissant NOS tresors sans protection devant des betes stupides et furieuses !!!! Qu'est ce qu'il faut pour redresser dans ce pays !!!!!!Toutes ces personnes responsables doivent paraitre devant la justice , non seulement les pitres qui se sont acharnes sur les tresors ...mais les pitres qui n'ont pas mis le projet a execution !!!

Imad A. Aoun

18 h 36, le 16 février 2020

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Commentaires (7)

  • Un projet qui date depuis 10 ans ds les tiroirs de ce monsieur de Sanioura ...et le budget etant obtenu !!!!!!! Fallait il des traitres au pays pour vandaliser ce qui est du patrimoine..... s'ils savent ce que c'est qu'un patrimoine et nos responsables laissant NOS tresors sans protection devant des betes stupides et furieuses !!!! Qu'est ce qu'il faut pour redresser dans ce pays !!!!!!Toutes ces personnes responsables doivent paraitre devant la justice , non seulement les pitres qui se sont acharnes sur les tresors ...mais les pitres qui n'ont pas mis le projet a execution !!!

    Imad A. Aoun

    18 h 36, le 16 février 2020

  • - Le site archéologique du projet du Musée de Beyrouth vandalisé... Vive la dictature de l'obscurantisme ! - Le journaliste Mohamed Zbib agressé à Hamra... Firas Bou-Hatoum convoqué par le service de la sécurité de l'Etat sur ordre de la famille Aoun... Vive la liberté d'expression héritée des Français depuis 77 ans. Vive la dictature de l'obscurantisme !

    Honneur et Patrie

    12 h 46, le 13 février 2020

  • Ils s'ennuient ferme depuis que les manifestations ont diminué= plus de hurlements et de jets de pierre devant les caméras des chaines TV...alors ils se rabattent sur ce qui leur tombe sous la main...un site archéologique ! C'est que ces vandales d'une intelligence, d'une culture et d'un civisme rares ne savent probablement même pas ce qu'est un site archéologique, ils ne savent que détruire, incendier et autres actes violents ! Nous demandons d'urgence une contre-révolution pour nous débarrasser de ces êtres nuisibles !!! Irène Saïd

    Irene Said

    12 h 31, le 13 février 2020

  • Et c'est pour quand ce musee? 2000200 ?

    Eddy

    10 h 49, le 13 février 2020

  • Capable d’arrêter des innocents mais pas les voleurs, les innocents mais pas les criminels! Eux circulent librement!!

    Abdul-Massih Nicole

    09 h 16, le 13 février 2020

  • Ces revolutionnaires ! Il y a de vrais hystériques parmi eux qui veulent detruire le pays ! ASSEZ

    Chucri Abboud

    22 h 25, le 12 février 2020

  • Un projet qui dort dans les tiroirs depuis 11 ans. Ils n’ont pas dû encore établir comment se partager les commissions dues à leur rang...

    Gros Gnon

    21 h 30, le 12 février 2020