Le comité des familles des disparus et kidnappés au Liban a appelé le nouveau gouvernement à inclure le dossier des disparus libanais au nombre de ses priorités. Dans une lettre ouverte, le comité souligne que son dossier, vieux de près de trente-huit ans, est bloqué. Il rappelle qu’au terme de trente-six années de lutte acharnée, une loi sur les personnes victimes de disparition forcée (loi 105) a finalement été votée en novembre 2018. « Quatorze mois plus tard, le décret d’application visant la formation de la commission nationale indépendante chargée de faire la lumière sur le sort des disparus n’a pas encore été publié », déplore le comité. Il précise dans ce cadre que l’ancien ministre de la Justice, Albert Serhane, avait soumis au Conseil des ministres, en juillet dernier, le projet de décret visant la formation de cette commission. « Celui-ci n’a jamais été inscrit à l’ordre du jour du Conseil », ajoute-t-il. Et de conclure en affirmant que ce dossier doit figurer au nombre des priorités du nouveau gouvernement, appelant celui-ci à accélérer la formation de la commission nationale.
Société
Les familles des disparus appellent le gouvernement à faire de leur cause une priorité
OLJ / le 30 janvier 2020 à 00h00


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