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Yémen: les houthis disent avoir attaqué des installations d'Aramco en Arabie saoudite

Une installation du groupe Aramco, en Arabie saoudite. Photo d'archives AFP

Les rebelles houthis au Yémen ont affirmé mercredi avoir attaqué ces derniers jours des cibles dans le sud de l'Arabie saoudite, dont des installations du géant pétrolier saoudien Aramco.

"La compagnie Aramco à Jizane a été visée par un grand nombre de missiles et de drones ainsi que les aéroports d'Abha et de Jizane, la base militaire de Khamis Muchait et d'autres objectifs sensibles en profondeur du territoire saoudien", a déclaré le porte-parole des rebelles, le général Yahia Saree.

Il n'a pas précisé les dates exactes de ces attaques, qui n'ont pas été confirmées ou démenties dans l'immédiat du côté de la coalition militaire sous commandement saoudien, qui intervient aux côtés des forces gouvernementales au Yémen depuis 2015 contre les houthis, soutenus par l'Iran.

Selon le général Saree, qui est apparu à la télévision Al-Masirah des rebelles houthis, ces tirs étaient une "riposte aux raids aériens" de la coalition pendant les derniers combats à l'est et au nord de Sanaa.

Des attaques contre des installations d'Aramco dans l'est saoudien en septembre avaient provoqué d'importants dégâts et réduit momentanément de moitié la production de pétrole de l'Arabie saoudite. Les houthis ont revendiqué ces attaques mais les Etats-Unis en ont fait porter la responsabilité à l'Iran, ce qui a été démenti par Téhéran.

Par ailleurs, le général Saree a affirmé que les rebelles avaient repoussé une offensive du gouvernement dirigée contre la capitale Sanaa et gagné du terrain à l'est et au nord de la capitale.


"Retrait tactique"

Il s'agit de la première annonce faite par les rebelles sur les combats qui se sont déroulés ces deux dernières semaines dans cette zone. Le ministère de la Défense a reconnu un "retrait tactique" de ses troupes dans ces zones et des responsables militaires loyalistes ont indiqué à l'AFP que les houthis avaient gagné du terrain.

Selon le général Saree, les insurgés ont pris lors de ces opérations l'ensemble du district de Nihm, dans la province de Sanaa, et d'autres zones des provinces de Jawf et de Marib. "Au total, 2.500 km 2 ont été libérés", a assuré le général Saree, selon qui les forces du gouvernement "se sont effondrées et les combattants houthis ont atteint les environs de la ville de Marib", capitale de la province de même nom, située à 170 km à l'est de Sanaa. Selon lui, des milliers de combattants gouvernementaux ont été "tués, blessés ou capturés" durant ces opérations.

Le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni mardi pour discuter du Yémen, s'est inquiété de ces combats après des mois de calme relatif et a souligné la nécessité d'un réengagement dans le processus politique, selon des diplomates.

Selon des commandants loyalistes sur le terrain, les combats ont baissé d'intensité mercredi mais les deux camps se préparent pour de nouvelles opérations. Selon plusieurs ONG, la guerre au Yémen a fait depuis 2015 des dizaines de milliers de morts, essentiellement des civils. Le pays connaît la pire crise humanitaire au monde d'après l'ONU.


Les rebelles houthis au Yémen ont affirmé mercredi avoir attaqué ces derniers jours des cibles dans le sud de l'Arabie saoudite, dont des installations du géant pétrolier saoudien Aramco.

"La compagnie Aramco à Jizane a été visée par un grand nombre de missiles et de drones ainsi que les aéroports d'Abha et de Jizane, la base militaire de Khamis Muchait et d'autres objectifs...