Kobe Bryant (Los Angeles Lakers, ballon en main) dribblant Gerald Wallace (Brooklyn Nets), lors du match qui avait opposé leurs franchises NBA, le 5 février 2013, au Barclays Center de Brooklyn, à New York. Joueur pétri de talent, mais individualiste, Bryant a longtemps été autant admiré que détesté, avant de finir par forcer le respect de tous en changeant son comportement sur les parquets. Emmanuel Dunand/AFP
Il rêvait d’être Michael Jordan et a fini par devenir lui-même : Kobe Bryant, joueur pétri de talent, mais individualiste, a longtemps été autant admiré que détesté, avant de forcer le respect de tous en changeant de comportement et de jeu pour devenir l’un des plus grands basketteurs de l’histoire. Rejoignant dans la légende de la NBA ses idoles Magic Johnson et… Jordan.
En 20 saisons avec les Lakers, Bryant n’a eu qu’une obsession : gagner. Quintuple champion NBA, meilleur joueur de la saison régulière 2008, un des 7 joueurs à avoir inscrit plus de 30 000 points durant sa carrière, c’est incontestablement en vainqueur qu’il avait pris sa retraite, un soir d’avril 2016, en marquant pour ses adieux 60 points au terme d’un match ébouriffant. Quelques mois plus tôt, au moment d’annoncer la fin de sa carrière, il avait assuré « être prêt à laisser filer le basket ». Pourtant, reconverti dans la production de documentaires (il a reçu l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation en 2018), il n’hésitait pas à revenir de temps à autre au Staples Center, la salle des Lakers.
Enfant, il se croyait « la honte de sa famille ». Comme beaucoup de « fils de », il a souffert de la comparaison avec son père, Joe, qui a joué huit saisons en NBA (1975-1983) avant de gagner sa vie dans le championnat italien. De ses huit années en Italie, Bryant junior a gardé un amour immodéré pour le football, ainsi que des bases techniques et des fondamentaux tactiques rares chez les joueurs américains, qui le mèneront au plus haut. À son retour aux États-Unis, en 1992, plutôt que de rejoindre l’une des prestigieuses universités qui le courtisent, il saute directement le pas de la NBA : à la Draft 1996, il est choisi en 13e position, à 17 ans, par Charlotte qui, pour son plus grand malheur, le cède aussitôt aux Lakers.
Quant à savoir quelle est sa place au panthéon des basketteurs, il suffit d’écouter LeBron James : « Il n’avait aucun défaut dans son jeu. Il était juste immortel offensivement du fait de sa technique et de son éthique de travail. »
Source : AFP


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