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« 1917 », ou quand Sam Mendes voit la Première Guerre d’un autre œil

Le film du cinéaste britannique a déjà reçu le Golden Globe pour le meilleur film et part favori aux Oscars. Pourra-t-il battre le « Joker » de Todd Phillips ou encore « Once Upon a Time in Hollywood » de Quentin Tarantino qui sont tout aussi pressentis pour la récompense suprême ? Réponse le 10 février.

Une image tirée du film « 1917 » de Sam Mendes. Photo AFP

Sam Mendes est connu pour être un metteur en scène venu du théâtre. Il aime à planter des décors et à travailler au millimètre près dans la direction d’acteurs, sans rien laisser au hasard. Pour 1917, le film qui part favori aux Oscars après avoir décroché le Golden Globe, Mendes s’est inspiré d’une histoire familiale, celle de son grand-père, choisi pour remettre des messages sur le front pendant la Première Guerre mondiale. « Il m’a raconté une histoire particulière, confie-t-il, dans laquelle il s’agissait de porter un message à travers le no man’s land et j’ai trouvé que c’était le parfait décor pour un film. Et c’est devenu en effet la base du film. Ensuite, le reste a été inventé ou fondé sur des récits réels de la guerre, des témoignages, des lettres et des coupures de journaux. »

1917 raconte l’histoire de deux soldats donc, Schofield (George MacKay) et Blake (Dean Charles Chapman), qui se voient confier une mission particulièrement dangereuse : transmettre un message en un temps record pour empêcher une attaque contre les Allemands dans laquelle des centaines de soldats risqueraient de mourir, dont le frère de Blake.

Avec son chef-opérateur Roger Deakins, le réalisateur d’Américan Beauty, de Revolutionary Road ou des deux derniers James Bond (qui n’ont rien à voir avec ses premiers films) va essayer de plonger le spectateur dans les affres de la Première Guerre. Et cela en concevant un plan-séquence de deux heures (tout comme Alejandro Iñárritu dans Birdman), mais attention aux raccords et faux raccords qui dévoilent le faux plan-séquence. N’empêche que l’effort est extrêmement louable et la technique magnifique.

Mais quand cette dernière prévaut, l’émotion tend à disparaître. C’est ce qu’on reproche à ce grand film dont la réalisation est quasi unique mais qui reste par ailleurs assez froid et ne touche qu’à la surface le spectateur occupé à décrypter et à dénicher les coutures du plan-séquence.



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