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Sport - Rallye-Raid Dakar

Face à la polémique, les femmes pilotes disent soutenir les Saoudiennes

Le choix de l’Arabie saoudite a surpris plus d’un, alors que le royaume ultraconservateur est régulièrement pointé du doigt pour des manquements aux droits humains et la répression des dissidents.

Le motard français Johnny Aubert lors de la 5e étape du Dakar, courue hier entre al-Ula et Ha’il, dans le désert d’Arabie. L’étape était longue de 563 kilomètres, dont 353 km de spéciale. Franck Fife/AFP

Les rares pilotes féminines engagées sur le Dakar veulent croire que leur participation va « aider » la cause des Saoudiennes, face à la polémique suscitée par l’organisation du rallye-raid en Arabie saoudite. Elles n’étaient que 13 sur 557 inscrits dimanche dernier à Djeddah, sur les rives de la mer Rouge, pour le départ de la course, un chiffre à peu près stable par rapport aux années précédentes, le record ayant été atteint en 2019 avec 17 participantes.

Les organisateurs ont suscité la controverse en annonçant la tenue du plus célèbre rallye-raid dans le royaume ultraconservateur, régulièrement pointé du doigt pour des manquements aux droits humains et la répression des voix dissidentes, dont des activistes féministes. « C’était surprenant, mais je pense que c’est une bonne chose qu’on soit ici au final », affirme la motarde Laia Sanz, qui prend part au rallye pour la 10e fois. « Je suis sûre que c’est positif de montrer à tout le monde ici que les femmes peuvent être compétitives et fortes, et je suis contente de représenter les femmes ici », fait valoir l’Espagnole âgée de 34 ans. Engagée sur son 12e Dakar, la pilote italienne Camelia Liparoti, âgée de 51 ans, se sent investie de la même mission que sa consœur espagnole.

« On a la chance d’être femme sportive et de venir (en Arabie saoudite) pour la compétition, mais aussi pour montrer qu’il y a des femmes qui font des choses dans un milieu d’hommes », explique l’Italienne, facilement reconnaissable dans le bivouac avec le rose de son SSV, de ses tenues, de ses téléphones et élastiques.

Il y a encore trois ans, la police religieuse du pays contrôlait sévèrement les hommes et femmes, réprimandant quiconque se mélangeait au sexe opposé. Ces derniers mois, les concerts et compétitions sportives devant un public mixte se sont multipliés à Riyad et Djeddah. Et pas seulement : il y a deux mois, Reema Juffali, jeune femme âgée de 27 ans, était devenue la première Saoudienne à participer dans son pays à une compétition de course automobile. Pour montrer leur volonté d’ouverture, outre l’autorisation faite aux femmes de conduire, les autorités saoudiennes ont investi massivement dans l’organisation d’événements sportifs, culturels et de divertissement, perçue comme une nouvelle stratégie diplomatique censée faire évoluer l’image du pays sur la scène internationale. « Il y a eu beaucoup de changements ces dernières années, la plupart positifs. Je suis très heureux de voir des femmes concourir sur le Dakar », assure aux médias le prince Khaled ben Sultan al-Fayçal, président de la Fédération saoudienne des sports automobiles.

Pour Jutta Kleinschmidt, la seule femme à avoir remporté le Dakar, « une course comme celle-ci peut apporter du changement ». « Moi-même, j’étais plutôt critique car on sait que les droits des femmes ne sont pas respectés, (mais) je pense que ça aide », explique l’Allemande, gagnante de l’épreuve en 2001, à l’époque où le rallye se courait encore en Afrique. « Cela peut aider les femmes à prendre confiance en elles », estime-t-elle. Ce n’est pas la première fois que l’Arabie saoudite accueille une compétition avec une participation de sportives étrangères. En novembre, les célèbres catcheuses Natalya et Lacey Evans se sont affrontées à Riyad pour le premier combat de catch féminin dans le pays. Mais, contrairement à leurs confrères masculins, elles ont combattu en costumes bien plus couvrants qu’à l’accoutumée.

Source : AFP

Les rares pilotes féminines engagées sur le Dakar veulent croire que leur participation va « aider » la cause des Saoudiennes, face à la polémique suscitée par l’organisation du rallye-raid en Arabie saoudite. Elles n’étaient que 13 sur 557 inscrits dimanche dernier à Djeddah, sur les rives de la mer Rouge, pour le départ de la course, un chiffre à peu près stable par rapport aux années précédentes, le record ayant été atteint en 2019 avec 17 participantes.Les organisateurs ont suscité la controverse en annonçant la tenue du plus célèbre rallye-raid dans le royaume ultraconservateur, régulièrement pointé du doigt pour des manquements aux droits humains et la répression des voix dissidentes, dont des activistes féministes. « C’était surprenant, mais je pense que c’est une bonne chose...
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