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Médias

Décès à 52 ans de la journaliste-vedette Najwa Kassem... Les hommages pleuvent

Ancienne présentatrice à la Future TV, elle avait rejoint la chaîne al-Arabiya en 2003. Elle s’était forgé une solide réputation en couvrant la guerre d’Irak.

Najwa Kassem, lors d’une couverture sur le terrain à Beyrouth. Photo Ammar Abd Rabbo

Najwa Kassem, journaliste-vedette de la chaîne d’information saoudienne al-Arabiya, est décédée hier à l’âge de 52 ans à Dubaï. Ancienne présentatrice à la chaîne Future TV, elle s’était forgé une solide réputation en couvrant sur le front la guerre d’Irak en 2003. Elle avait également couvert l’assassinat en 2005 de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, fondateur de la Future TV.

Dans un communiqué publié sur son site internet hier, la chaîne al-Arabiya a annoncé la nouvelle et présenté ses condoléances à la famille de la journaliste, sans préciser les causes du décès. Najwa Kassem aurait succombé, selon certaines sources, à une crise cardiaque. « Nous rendons hommage à son parcours journalistique qui a commencé avec le lancement d’al-Arabiya en 2003, en tant que présentatrice et journaliste sur le terrain. Paix à son âme et nos condoléances à sa famille », indique la chaîne. Visiblement très affectée par la nouvelle, une journaliste d’al-Arabiya a même fondu en larmes en direct à la télévision, quelques secondes après avoir annoncé le décès de sa collègue. En 2012, Najwa Kassem avait été nommée l’une des 100 femmes les plus puissantes du monde arabe par le magazine Arabian Business. Elle avait été élue meilleure présentatrice au festival Arab Media, en 2006. Sitôt la nouvelle de son décès annoncée, les hommages ont fusé sur les réseaux sociaux, notamment de la part de ses collègues et de plusieurs personnalités politiques libanaises qui ont salué sa carrière. Le Premier ministre sortant Saad Hariri, à qui appartient la chaîne Future TV, a tenu à rendre hommage à la journaliste. « Najwa Kassem a accompagné la Future TV depuis sa création, avant de travailler à Dubaï où elle a continué à se produire avec autant de succès. Sa mort est une perte pour nous et pour les médias libanais et arabes », a écrit M. Hariri sur Twitter.

Par ailleurs, le ministre sortant de l’Information, Jamal Jarrah, a salué « l’objectivité et le professionnalisme » de la journaliste. De même pour l’ancien ministre de l’Information, Melhem Riachi, qui a évoqué « l’objectivité qui attire le spectateur » dont Najwa Kassem a fait preuve tout au long de sa carrière.

Le président de l’ordre des rédacteurs, Joseph Kossaïfi, a loué dans un communiqué « la présence et le professionnalisme » de la journaliste. « Elle faisait partie des figures médiatiques les plus importantes, au Liban et dans le monde arabe », a-t-il indiqué. De même pour le syndicat des employés de l’audiovisuel qui a présenté ses condoléances à la famille de la défunte.

« Intègre, courageuse et engagée »

Les Forces libanaises ont également rendu hommage à la journaliste-vedette, notamment la ministre d’État sortante May Chidiac qui a rappelé que sa fondation avait récompensé Najwa Kassem il y a quelque temps. « Tu méritais encore plus. Ton départ est difficile à accepter. Je t’aime », a écrit Mme Chidiac sur Twitter.

« Le Liban a perdu une grande journaliste qui a beaucoup fait pour le domaine médiatique et a porté le Liban partout... Paix à son âme », a par ailleurs écrit le député Michel Moawad sur Twitter.

Contacté par L’Orient-Le Jour, le journaliste Hussein el-Wajeh, qui a travaillé avec Najwa Kassem pendant plusieurs années à la Future TV, évoque pour sa part « une personne qui aimait la vie, qui était simple et limpide ». « C’était une de mes collègues qui se démarquaient le plus. Nous avons travaillé ensemble dans le cadre du journal télévisé, ainsi que dans des émissions politiques. Nous avons voyagé plusieurs fois pour couvrir des événements», a-t-il confié. «Elle se posait des défis tous les jours concernant ses lectures, elle voulait être au courant de tout », a-t-il ajouté.

Le journaliste et photographe franco-syrien Ammar Abd Rabbo, qui a travaillé en Irak avec la journaliste, s’est dit pour sa part « totalement sous le choc ». « J’ai du mal à croire qu’elle soit partie aussi tôt. Nous avons perdu une journaliste intègre, courageuse et engagée », a-t-il confié à L’OLJ. « Najwa Kassem a rapidement pris position en faveur de la révolution syrienne et des droits de l’homme en Syrie. C’était difficile pour elle, parce qu’elle venait d’un milieu chiite proche de la moumanaa. Elle a été critiquée à l’époque et accusée de trahison par une partie de sa famille et certaines figures politiques », a-t-il souligné.



Najwa Kassem, journaliste-vedette de la chaîne d’information saoudienne al-Arabiya, est décédée hier à l’âge de 52 ans à Dubaï. Ancienne présentatrice à la chaîne Future TV, elle s’était forgé une solide réputation en couvrant sur le front la guerre d’Irak en 2003. Elle avait également couvert l’assassinat en 2005 de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, fondateur de...

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