« Le néolibéralisme et la mondialisation sont des idéologies zombies. Elles n’ont plus de crédibilité. L’escroquerie a été découverte. Les oligarques mondiaux sont haïs et vilipendés. L’élite n’a aucun contre-argument face à notre critique. Ils ne peuvent donc pas se permettre de nous avoir dans leurs pattes. À mesure que l’élite du pouvoir deviendra plus effrayée, ils utiliseront des formes de contrôle plus sévères, y compris l’instrument contondant de la censure et de la violence. » Chris Hedges, 2017.
Le Libanais se démène pour vivre et partager un digne élan de générosité, malgré le peu qui lui reste. En ces temps de crises extrêmes, il est ce représentant non corrompu.
Il se défend avec une remarquable mesure humaine, et ce indépendamment de la sollicitation particulière des uns ou d’une quelconque tutelle. Son geste unificateur persiste après deux mois dans les rues de la nation. Les centaines de milliers de citoyens réclament en tout temps et lieu ce qui semble impossible pour nos gouvernants.
C’est-à-dire rien de moins que des professionnels réussis, des travailleurs indépendants de la redevance partisane et des êtres soucieux des autres et non narcissiques. Ainsi, et pour tant parmi nous, femmes, hommes, jeunes et seniors, l’essentiel est que des spécialistes fondamentalement humains et avertis composent un gouvernement strictement national selon les prérequis suivants : avoir pratiqué l’autocritique sans frustration, la transparence des actes, le devoir avec la conscience rigoureuse au siège correspondant et un « faire face » sans exception en cas de suspicion de détournement illégitime et de corruption. La souffrance des masses est encore perçue à travers des modes interprétatifs sournois, alors que la réalité des espaces de vie suffocants demeure étrangère à un nombre impressionnant de parlementaires ! Les victimes et les suicides demeurent dramatiquement un fait divers « regrettable » pour des élus embourbés dans des affaires tacites et continuellement absents de leur rôle. Au mieux, ils sont capables de cogiter à plusieurs pour manier un temps perdu alors que les électeurs sombrent dans la misère. Néanmoins, ils persistent fièrement dans de fermes revendications. Ils défendent la compassion citoyenne pour aider tous ceux qui souffrent de la faim, du froid, de la solitude, des taules moisies, du noir, des maladies et du désarroi intime. Ces véritables représentants de la dignité ne vont sûrement pas prêter attention à des personnages choisis pour la circonstance avec la forme du savoir méticuleusement choisi alors que les murs de béton et de la dérision sont érigés face au peuple. Inutile désormais d’user de toutes les façades de bienveillance pour contourner la pluralité du mouvement révolutionnaire.
Les concordances politiques appartiennent à un système fermé, habité par des échecs répétés alors que le citoyen de par des comportements conséquents et continus agit résolument pour promouvoir l’exemple des normes égales pour tous.
Une lettre insoupçonnée d’un inconnu au père Noël attire l’attention de la foule qui écoute : « En attendant que se déplacent des personnages vissés à leurs sièges ne vous dérangez plus pour aller au Liban. Beaucoup parmi nous incarnent une paternité sans faille et une fraternité gratuite de par nos régions. Nous allons remplacer le rôle de tous ceux qui chez nous parlent du statut sans l’exercer, accusent les mêmes sans gérer leurs propres parcours, palabrent de sauver le citoyen sans l’avoir connu dans la détresse, évoquent des crises urgentes sans avoir connu la peur dans le noir, vécu le ventre creux, cohabité avec la peur du lendemain et accompli les gestes indispensables à la parole ! Les présents dont on a urgemmnent besoin en ces fêtes de fin d’année sont des cœurs d’enfants et des mains d’adultes. Ils sont disponibles en abondance pour aller secourir sans réserve ! »
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