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Économie - Union Européenne

Andrew Bailey nommé à la tête de la Banque d’Angleterre pour la traversée du Brexit

Andrew Bailey est l’actuel patron de l’Autorité des marchés britanniques (FCA). Oli Scarff/AFP

Andrew Bailey, actuel patron de l’Autorité des marchés britanniques (FCA), a été nommé vendredi gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), institution au rôle-clé pour maintenir l’économique britannique à flot dans la tempête du Brexit. Cet ex-gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre âgé de 60 ans prendra le 16 mars, pour huit ans, la suite du Canadien Mark Carney, aux commandes de l’institut monétaire depuis 2013, a indiqué le ministre des Finances Sajid Javid lors d’une conférence de presse.

Ce dernier a expliqué n’avoir eu « aucune hésitation » à choisir Andrew Bailey, selon lui « la bonne personne pour mener la Banque pendant que nous forgeons notre avenir hors de l’UE ».

M. Bailey, favori pour le poste depuis des mois, aura donc été préféré aux autres finalistes évoqués, dont la patronne de la prestigieuse London School of Economics, Minouche Shafik, ex-adjointe de M. Carney, ou Ben Broadbent, gouverneur adjoint actuel chargé de la politique monétaire.

La candidature du natif de Leicester au Royaume-Uni, père de deux enfants, pâtissait toutefois de plusieurs scandales financiers récents ayant entaché la réputation de la FCA, notamment la chute du fonds de l’ex-investisseur vedette Neil Woodford.

Andrew Bailey arrive aux commandes de la BoE au moment où celle-ci est par ailleurs confrontée à une controverse après la révélation de fuites d’enregistrements de ses conférences de presse quelques secondes avant leur diffusion officielle. S’il se confirme que des investisseurs y ont eu accès, cela s’assimilerait à un délit d’initié.

Du sérail

Malgré les critiques sur le manque de diversité dans la BoE, le choix s’est donc porté sur un homme du sérail. M. Bailey, qui dirigeait la FCA depuis 2016, s’est toutefois dit « déterminé », dans un communiqué, à ce que la BoE soit une « institution accessible, ouverte et diverse ». Ce diplômé d’un doctorat de Queen’s College à Cambridge a commencé comme chercheur à la London School of Economics – où sa femme Cheryl Schonhardt-Bailey est professeure de sciences politiques – avant d’entrer à la BoE en 1985 où il a passé l’essentiel de sa carrière. Il a joué un rôle-clé pendant la crise financière lorsqu’il était responsable des opérations spéciales de l’institut monétaire pour résoudre les problèmes du secteur bancaire, agissant notamment pour le sauvetage des deniers publics de la Royal Bank of Scotland.

Le nouveau gouverneur de la BoE aura la lourde tâche de mener la politique monétaire du Royaume-Uni au moment de son difficile divorce avec l’Union européenne, promis par le Premier ministre Boris Johnson pour le 31 janvier, tandis que l’économie britannique patine, freinée par trois ans et demi de brouillard autour du Brexit.

Les économistes saluaient à l’unanimité le choix de M. Bailey, « un choix sûr », remarque la maison de recherche Pantheon Macro, même si « sur les questions clés du Brexit et de la politique monétaire ses positions ne sont pas connues ».

Source : AFP

Andrew Bailey, actuel patron de l’Autorité des marchés britanniques (FCA), a été nommé vendredi gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), institution au rôle-clé pour maintenir l’économique britannique à flot dans la tempête du Brexit. Cet ex-gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre âgé de 60 ans prendra le 16 mars, pour huit ans, la suite du Canadien Mark Carney, aux commandes de l’institut monétaire depuis 2013, a indiqué le ministre des Finances Sajid Javid lors d’une conférence de presse.Ce dernier a expliqué n’avoir eu « aucune hésitation » à choisir Andrew Bailey, selon lui « la bonne personne pour mener la Banque pendant que nous forgeons notre avenir hors de l’UE ».M. Bailey, favori pour le poste depuis des mois, aura donc été préféré aux autres finalistes...
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