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Moyen Orient et Monde - France

Les manifestants dans la rue, le gouvernement tient bon

Les transports publics restaient très perturbés pour le sixième jour consécutif, tout comme une partie des écoles.

Manifestation en Corse contre le plan de réforme du gouvernement français. Pascal Pochard-Casabianca/AFP

Les opposants à une réforme des retraites ont manifesté hier dans toute la France, où la grève s’est poursuivie notamment dans les transports, déterminés à faire reculer le gouvernement qui s’apprête à présenter aujourd’hui ce projet controversé.

Les journées de mardi et mercredi sont cruciales pour l’exécutif qui n’entend pas faire marche arrière sur cette réforme, promesse de campagne du président Emmanuel Macron avant son élection en 2017, et semble même prêt au bras de fer.

Le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré hier devant les députés du parti présidentiel La République en marche qu’ « il n’y a pas d’annonces magiques » qui puissent faire « cesser les manifestations ». « Ce n’est pas parce que je fais un discours (mercredi midi) que les manifestations vont cesser. Ce discours va même susciter de nouvelles questions. Et c’est normal. Il y aura des questions et il y aura des débats dans l’hémicycle sur des sujets légitimes », a lancé le chef du gouvernement lors d’une réunion à huis clos.

« Chacun autour de la table sait ce qu’est une réforme indispensable à son pays » et ce que la mener « implique », a de son côté plaidé Emmanuel Macron dans la nuit de lundi à mardi. « Je n’ai pas senti une grande inquiétude », a assuré celui, qui tout juste élu, déclarait en août 2017 : « La France n’est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n’ont pas réussi car les Français détestent les réformes. »

De fait, pour l’heure, une majorité de Français déclarent soutenir la grève, redoutant une précarisation des retraités après la réforme. Ses opposants veulent amener le gouvernement à renoncer à mettre en place un « système universel » par points censé remplacer les 42 régimes existants et être « plus juste » et équilibré financièrement.

Débrouille et patience

Hier les transports publics restaient très perturbés, pour le sixième jour consécutif, tout comme une partie des écoles. Sept des huit raffineries du pays étaient bloquées, selon les syndicats.

Pour une pression maximale à la veille des annonces, des manifestants se sont rassemblés partout en France, semblant toutefois moins nombreux que le 5 décembre, qui a vu plus de 800 000 protestataires défiler dans les rues, selon le ministère de l’Intérieur (1,5 million, selon le syndicat CGT).

En région parisienne, la débrouille restait de mise – covoiturage, vélos et trottinettes en libre service – ou la patience, alors que neuf lignes de métro demeuraient closes dans la capitale, où seuls un quart des bus circulaient. Les rares trains de banlieue étaient eux pris d’assaut.

La veille, une scène filmée à la gare du Nord, montrant des usagers à bout de nerfs s’empoigner pour tenter de monter dans un train, a fait le tour des réseaux sociaux.

Or la grève, entamée le 5 décembre, a été votée au moins jusqu’à mercredi, parfois jusqu’à vendredi.

Avec un quart des cheminots en grève (plus de trois quarts des conducteurs) le transport ferroviaire n’était guère plus fourni – 20 % de TGV prévus seulement – tandis que le trafic aérien était aussi partiellement amputé, notamment du fait d’une grève des contrôleurs du ciel (25 % des vols intérieurs Air France et 10 % des moyen-courriers annulés).

Pour Frédéric Sève de la CFDT, seul syndicat favorable à un régime universel, « l’essentiel va se jouer mercredi » avec les annonces du Premier ministre, auxquelles « tout le monde est suspendu ». Le quotidien Les Échos de mardi croit savoir que le chef du gouvernement offrira un compromis en décalant la réforme à la génération née en 1973, voire en 1975.

Source : AFP

Les opposants à une réforme des retraites ont manifesté hier dans toute la France, où la grève s’est poursuivie notamment dans les transports, déterminés à faire reculer le gouvernement qui s’apprête à présenter aujourd’hui ce projet controversé.Les journées de mardi et mercredi sont cruciales pour l’exécutif qui n’entend pas faire marche arrière sur cette réforme, promesse de campagne du président Emmanuel Macron avant son élection en 2017, et semble même prêt au bras de fer.Le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré hier devant les députés du parti présidentiel La République en marche qu’ « il n’y a pas d’annonces magiques » qui puissent faire « cesser les manifestations ». « Ce n’est pas parce que je fais un discours (mercredi midi) que les manifestations...
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