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Économie - Électricité

Karpowership dément les « fausses nouvelles » concernant son contrat avec l’État

Karpowership, la filiale de l’opérateur turc Karadeniz, qui opère deux navires-centrales au Liban, a dénoncé hier dans un communiqué les « fausses nouvelles » véhiculées au sujet de son contrat avec l’État, plus particulièrement son montant. Selon une source proche d’Électricité du Liban (EDL), la société cible plus précisément les propos tenus dans les médias par les membres de représentants de « plusieurs partis politiques », qui ont indiqué que l’opérateur coûtait près de 2 milliards de dollars au fournisseur d’électricité.La société, qui opère depuis 2013 (le contrat a été signé un an plus tôt) deux barges produisant 370 mégawatts (MW) revendus à EDL, assure que le montant de son contrat s’élève à 142 millions de dollars par an, hors prix du carburant qui est directement commandé par l’État. Pour rappel, les prix de l’électricité sont subventionnés au Liban depuis les années 1990. En 2018, les avances du Trésor à EDL ont atteint 1,8 milliard de dollars. Le budget 2019 les a plafonnées à 1,66 milliard, contre 1 milliard de dollars dans le projet de budget pour 2020 adopté à la hâte par le gouvernement Hariri qui a démissionné quelques jours plus tard, sur fond de manifestations contre le pouvoir qui ont éclaté le 17 octobre.

Karadeniz a, en outre, insisté sur le fait que le coût de l’électricité qu’elle produisait était très bon marché. Selon la même source, la société facture le kilowattheure à 4,9 cents hors carburant, ce qui porte le coût final de production à 12 cents le kWh au total. Le contrat a été renouvelé en 2018 pour trois ans.

La location des navires-centrales était une des solutions privilégiées par le plan Bassil pour réformer le secteur de l’électricité adopté en 2010 pour pallier temporairement le déficit de production d’EDL, le temps que de nouvelles centrales soient construites. Mais face à l’incapacité de la classe politique à s’entendre pour lancer les chantiers prévus, les barges ont fini par prendre racine et pèsent actuellement le quart de l’électricité produite dans le pays. Depuis leurs mises en service, ces navires-centrales ont en outre été au centre de nombreuses polémiques concernant leur coût pour le pays, la pollution qu’ils dégagent ou encore les soupçons de corruption liés à l’attribution et l’exécution du contrat.


Karpowership, la filiale de l’opérateur turc Karadeniz, qui opère deux navires-centrales au Liban, a dénoncé hier dans un communiqué les « fausses nouvelles » véhiculées au sujet de son contrat avec l’État, plus particulièrement son montant. Selon une source proche d’Électricité du Liban (EDL), la société cible plus précisément les propos tenus dans les médias par les membres de représentants de « plusieurs partis politiques », qui ont indiqué que l’opérateur coûtait près de 2 milliards de dollars au fournisseur d’électricité.La société, qui opère depuis 2013 (le contrat a été signé un an plus tôt) deux barges produisant 370 mégawatts (MW) revendus à EDL, assure que le montant de son contrat s’élève à 142 millions de dollars par an, hors prix du carburant qui est...
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