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Nos lecteurs ont la parole - Par Antoine Sabbagha

Nouvelle indépendance

La fête de l’Indépendance célébrée le 22 novembre porte pour la majorité des Libanais un vent nouveau, une révolution nationale et interne chez chaque citoyen. Et si la république confessionnelle maronite de 1943 a échoué durant la guerre civile, celle de la république sunnite de Taëf vient aussi de succomber depuis plus d’un mois sous la pression de la rue. Le 17 octobre 2019 sera certes ce vent nouveau de jeunesse qui marquera notre histoire. Jeunes lettrés et même illettrés, personnes d’un âge avancé, tous par milliers sont descendus dans la rue dans cette place de la Libération et spécifiquement à la place des Martyrs où nos parents ont été pendus il y a plus d’un siècle, et où maintenant un grand panneau a été érigé portant l’emblème de la Thawra illustrant la poignée d’une main forte et ferme.

Devant ces mouvements de la rue qui durent depuis plus d’un mois, une chose est certaine : personne ne veut plus entendre du système tribal confessionnel où quatre ou six chefs de tribus de diverses confessions font la loi et désignent députés et juges. Au contraire, tout le monde veut juger cette caste politique qui a ruiné le pays durant des décennies et exige comme solution un gouvernement de technocrates loin de la politique pour sauver l’économie libanaise du gouffre puis raccourcir le mandat des parlementaires et élire de cette révolution les futurs gardiens de la liberté.

Devant cette nouvelle indépendance on ne peut que souhaiter nos meilleurs vœux à ces jeunes militants pour réussir ce changement radical et revoir ce beau Liban où la culture triomphera toujours loin des armes et des combats de rue.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

La fête de l’Indépendance célébrée le 22 novembre porte pour la majorité des Libanais un vent nouveau, une révolution nationale et interne chez chaque citoyen. Et si la république confessionnelle maronite de 1943 a échoué durant la guerre civile, celle de la république sunnite de Taëf vient aussi de succomber depuis plus d’un mois sous la pression de la rue. Le 17 octobre 2019 sera certes ce vent nouveau de jeunesse qui marquera notre histoire. Jeunes lettrés et même illettrés, personnes d’un âge avancé, tous par milliers sont descendus dans la rue dans cette place de la Libération et spécifiquement à la place des Martyrs où nos parents ont été pendus il y a plus d’un siècle, et où maintenant un grand panneau a été érigé portant l’emblème de la Thawra illustrant la poignée d’une main forte et...
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