Le Liban, connu pour ses cèdres, vit une tragédie en ce moment même. Dans la nuit du 14-15 octobre, de nombreux incendies se sont déclarés dans la vallée du Chouf et au-delà. Cette vallée, qui a survécu aux guerres et à l’urbanisation sauvage, a pu être détruite par de simples températures élevées. De nombreuses personnes de mon âge ont partagé sur les réseaux sociaux des images terrifiantes et choquantes de notre forêt, qui ce soir est en cendre. De plus, le hashtag « Pray for Lebanon », qui est très récurrent, n’avait pas de signification à mes yeux. Sous l’effet de la colère et du dégoût, ce qui était important à mes yeux était le fait d’agir. Maintenant, je réalise que ces deux actions se complètent : oui, il faut prier pour notre pays, mais il est aussi essentiel d’agir et de persévérer. De telles températures en plein mois d’octobre sont inacceptables, et c’est à ce moment-là que nous devons prendre conscience de la gravité de la situation. En effet, le Liban est aussi connu comme étant un des pays les plus pollués et on y voit apparaître plusieurs maladies, dont le cancer. Néanmoins, il ne faut pas oublier que la hausse des températures est due au réchauffement climatique qui a pour origine la pollution. Il est donc primordial que nous trouvions une solution à ce problème. En second lieu, nous devons aussi penser à replanter cette forêt qui constituait une des plus grandes sources de notre pays, à aider les gens qui ont tout perdu suite à ces péripéties. Ainsi, nous ferons en sorte que notre pays, rongé par la corruption et les crises économiques, retrouve toutes ses belles facettes. Mais c’est surtout ma génération qui peut faire la différence : il est essentiel que nous nous investissions dans des métiers qui aideront notre pays à s’améliorer en partageant ces connaissances que nous aurons rapportées avec nous de l’étranger. Ensemble, nous ferons en sorte que notre pays garde son identité et qu’il évolue vers le bien.
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