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Liban

Élection, dimanche, d’un nouveau conseil supérieur chérié sunnite

Communautés
F.N. | OLJ
11/10/2019

La communauté sunnite se prépare à élire dimanche un nouveau conseil supérieur chérié de 33 membres, pour un mandat de 4 ans. Les élections se dérouleront dans six circonscriptions : Beyrouth, Tripoli, Akkar, Mont-Liban, Békaa, Saïda et Hasbaya. Les corps électoraux varieront d’une circonscription à l’autre.

Sont considérés membres d’office du corps électoral le mufti de la République, le président du conseil en exercice et ses prédécesseurs, les membres du conseil supérieur chérié en exercice, le secrétaire de Dar el-Fatwa, ainsi que les enseignants et lecteurs du Coran approuvés, les juges religieux en exercice, les administrateurs des biens (wakfs), les imams des mosquées agréés, les magistrats sunnites, notamment les membres du Conseil constitutionnel et les fonctionnaires sunnites de la première catégorie, le président et les membres sunnites des conseils municipaux. La circonscription reine, évidemment, est Beyrouth, dont le corps électoral compte 135 membres.

Dar el-Fatwa a approuvé mercredi les noms des candidats à l’élection de dimanche. À titre indicatif, ils sont 30 à Beyrouth pour 5 sièges, et 46 à Tripoli pour 3 sièges. Au Akkar, ils sont 9 candidats, au Mont-Liban 10, dans la Békaa 10, à Saïda 3 et à Hasbaya 3.

À noter que le mufti en exercice, en l’occurrence Abdellatif Deriane, détient le privilège de nommer d’office 8 personnalités qui seront membres du nouveau conseil supérieur chérié.

La bataille la plus serrée se tiendra à Beyrouth, où le courant du Futur a formé une liste face à Fouad Makhzoumi et à un indépendant, Talal Beydoun. À Tripoli, une coalition Hariri-Mikati est en position dominante.

Le conseil chérié comprend 33 membres et coiffe la communauté sunnite d’un appareil religieux central qui exerce des compétences législatives, exécutives et judiciaires en tout ce qui touche à ses affaires religieuses et à la gestion de ses biens (waqfs) (donation pieuse perpétuelle).

La législation qui l’organise remonte à 1955 (décret-loi 18/55), dans le prolongement d’une tradition législative remontant à l’Empire ottoman.

Au Liban, les communautés chiite et druze sont également dotées d’un conseil supérieur chérié, auxquels font pendant, côté chrétien, les conseils communautaires qui gèrent les tribunaux religieux et les biens.

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