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Sport - Coupe Du Monde De Rugby

Victoire bonifiée, mais laborieuse, du XV de France sur les États-Unis

Contre le Canada, les All Blacks récitent leurs gammes en zone humide.

Camille Lopez, ouvreur du XV de France, échappant à la défense américaine lors de la rencontre des deux nations hier, dans le cadre de la Coupe du monde de rugby. Franck Fife/AFP

Le XV de France a décroché hier un succès bonifié, mais laborieux, sur les États-Unis (33-9), confortant ses chances d’accéder aux quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Onze jours après leur succès sur l’Argentine (23-21), les Français, qui ne menaient que de trois points (12-9) à l’entame des 20 dernières minutes, ont fait la différence en fin de match, où ils ont inscrit 3 de leurs 5 essais. Après une entame de match convaincante, ponctuée par 2 essais de Huget et Raka, à la suite de jeux au pied très bien dosés de Camille Lopez, le XV de France est retombé dans certaines approximations. Les Eagles ont ainsi réussi à faire déjouer les Bleus, gênés par la pression adverse dans les mêlées ouvertes ainsi qu’en défense. Et les Bleus, s’ils n’ont jamais été menés, ont vécu une seconde période crispante jusqu’aux 3e et 4e essais, libérateurs, inscrits coup sur coup par Gaël Fickou et Baptiste Serin.

Pour son prochain match, dimanche, le XV de France affrontera les Tonga avant le dernier match de poule contre l’Angleterre, le 12 octobre. En cas de succès lors de ces deux matches, les Bleus seront assurés de terminer en tête de la poule A. En cas de défaite face aux Anglais, leur sort dépendra en partie du résultat du match Angleterre-Argentine, samedi. Quant à eux, les États-Unis affronteront l’Argentine, le 9 octobre, avant de conclure face aux Tonga, le 13 octobre.

Dans le second match au programme de la journée d’hier, 11 jours après son succès face à l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande a récité ses gammes contre le Canada, décrochant la plus large victoire depuis le début de ce Mondial (63-0) en dépit de conditions climatiques difficiles. « Cela fut sacrément difficile avec cette humidité » : d’une phrase, Kieran Read, le capitaine des All Blacks, a pointé le principal adversaire d’un soir. La moiteur a rendu le ballon très glissant et certains appuis incertains. Qu’importe ! Les Néo-Zélandais ont surmonté ces conditions délicates pour inscrire 9 essais et épeler leur rugby. Un festival de passes, de courses variées, de jeu au pied opportun, autour du demi d’ouverture Richie Mo’unga qui s’est évertué à faire les bons choix, à placer ses coéquipiers dans le bon intervalle. Sans jamais tomber dans la facilité. Mieux, les All Blacks ont joué tous les coups à fond, laissant des miettes à leurs adversaires d’un soir, les privant même d’un essai de l’honneur tout fait en milieu de 1re période, puis en fin de match, sur des retours défensifs désespérés. Impitoyables, féroces en conquête et appliqués en attaque, les All Blacks ont donc empilé 9 essais au total. Et autant de transformations.

C’était la première fois que trois frères, les Barrett, représentaient les All Blacks lors d’un même match de Coupe du monde ? Chacun a fêté l’événement d’un essai : le « petit » Jordie, âgé de 22 ans, au bout d’une passe au pied de Mo’Unga ; la « star » Beauden, âgé de 28 ans, après un service également au pied de Sonny Bill Williams ; et Scott, âgé de 25 ans, le 2e ligne au physique de déménageur (1,97 m, 111 kg), à la conclusion d’une action déclenchée par Mo’unga. Un essai de trois-quarts... Cette capacité de chaque joueur à dépasser son propre rôle constitue l’une des grandes forces de ces Néo-Zélandais en quête d’un 3e titre consécutif. Les avants jouent comme des trois-quarts et inversement. Grâce à des qualités physiques et techniques hors normes, grâce surtout à une capacité d’adaptation aux situations les plus inattendues. L’un des grands dadas du sélectionneur Steve Hansen. S’il y a un moment à retenir dans ce match, c’est peut-être celui-là : 10 minutes de quasi-perfection, ponctuées par quatre essais... « En fait, a glissé Hansen, prenons les 20 premières minutes de la seconde période et étendons-les sur 80 minutes. » Le programme de révisions est lancé. Prochains galops d’essai, dimanche face à la (très) modeste Namibie, puis le 12 octobre contre l’Italie. Après, place aux choses sérieuses : les quarts de finale !

La Russie pour oublier

La défaite surprise devant le Japon contraint l’Irlande à un sans-faute pour ses deux derniers matches de groupe, à commencer par celui d’aujourd’hui contre la Russie. Un temps n° 1 mondial, classé parmi les prétendants à la victoire finale, le XV du Trèfle peut encore viser la 1re place de la poule A, malgré la défaite face aux Brave Blossoms. Un double succès bonifié, contre la Russie donc puis devant les Samoa le 12 octobre, permettrait aux Irlandais d’accéder aux quarts de finale. Pour la 1re place du groupe, tout dépendra du parcours des adversaires, et notamment du duel Japon-Écosse du 13 octobre.

Une fois en quarts, les Irlandais devraient réaliser un exploit, a priori contre la Nouvelle-Zélande ou l’Afrique du Sud, les deux cadors de la poule B, pour rejoindre le dernier carré pour la première fois. Mais, avant de penser à d’hypothétiques demi-finales, l’Irlande doit d’abord assurer face à la 20e nation mondiale, qu’elle avait écrasée (62-12) lors de leur dernière opposition en 2011. Dans le camp irlandais, la confiance semble là, en dépit de la défaite face au Japon qui, selon le demi d’ouverture Jonathan Sexton, peut se révéler « être un mal pour un bien ». Après ce fiasco, le sélectionneur Joe Schmidt a d’ailleurs effectué 11 changements dans son XV de départ et offert le capitanat à Sexton, grand absent du match face au Japon en raison d’une blessure récurrente aux adducteurs. Pour l’ouvreur, sacré meilleur joueur du monde en 2018 mais qui sort d’une saison 2019 minée par les pépins physiques, ce sera une première.

Source : AFP

Le XV de France a décroché hier un succès bonifié, mais laborieux, sur les États-Unis (33-9), confortant ses chances d’accéder aux quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Onze jours après leur succès sur l’Argentine (23-21), les Français, qui ne menaient que de trois points (12-9) à l’entame des 20 dernières minutes, ont fait la différence en fin de match, où ils ont inscrit 3 de leurs 5 essais. Après une entame de match convaincante, ponctuée par 2 essais de Huget et Raka, à la suite de jeux au pied très bien dosés de Camille Lopez, le XV de France est retombé dans certaines approximations. Les Eagles ont ainsi réussi à faire déjouer les Bleus, gênés par la pression adverse dans les mêlées ouvertes ainsi qu’en défense. Et les Bleus, s’ils n’ont jamais été menés, ont vécu une seconde...
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