Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a promis hier des propositions à Bruxelles « très bientôt » pour éviter un Brexit sans accord dans moins d’un mois, après des fuites sur les solutions envisagées par Londres pour la frontière irlandaise très mal accueillies.
À 30 jours de la date prévue pour le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, le temps presse et pour Paris, l’hypothèse d’un divorce sans accord, aux retombées économiques potentiellement chaotiques, est « la plus plausible ». Mais Boris Johnson, depuis Manchester où se tient le congrès annuel du Parti conservateur, a continué à marteler qu’il cherchait un compromis. « Nous allons faire une très bonne proposition, nous allons la faire formellement très bientôt », a-t-il assuré à la BBC.
Bruxelles et Londres ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord sur des alternatives concrètes au « filet de sécurité », mécanisme visant à éviter le retour d’une frontière en Irlande entre la province britannique du Nord et la république membre de l’UE au Sud, après le Brexit. Selon des informations de la chaîne de télévision irlandaise RTE, Londres envisage d’organiser des contrôles douaniers à plusieurs kilomètres de la frontière irlandaise, dans des centres dédiés. Les biens transportés d’un site vers un autre seraient surveillés en temps réel par téléphone portable ou grâce à des dispositifs de localisation embarqués dans les camions, selon ce plan informel cité par RTE.

