Liban

La grève du secteur des carburants suivie à 97%

Photo d'illustration Bigstock

La grève générale du secteur des carburants au Liban, qui a eu lieu ce mercredi et qui a entraîné la fermeture des stations-services dans tout le pays, est suivie à 97%, croit savoir l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Ce mouvement de protestation, qui avait déjà été prévu fin août avant que la ministre de l’Énergie Nada Boustani ne parvienne à obtenir un sursis, a pour objectif de protester contre les difficultés rencontrées par toutes les parties prenantes du secteur des carburants pour convertir leurs livres libanaises en dollars.

En effet, les grands fournisseurs de carburants étrangers qui alimentent notamment les stations-service imposent à leurs clients franchisés libanais de régler leurs commandes en dollars. Les propriétaires de stations-service se retrouvent donc obligés de convertir eux-mêmes les livres en dollars, et nombre d’entre eux passent par des bureaux de change, moins regardants sur les conditions mais dont les taux sont beaucoup plus élevés que ceux des banques.

La veille, le gouvernement, réuni en Conseil des ministres, s'est accordé pour que le Premier ministre Saad Hariri, le ministre des Finances Ali Hassan Khalil, et le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé suivent ce dossier.


La grève générale du secteur des carburants au Liban, qui a eu lieu ce mercredi et qui a entraîné la fermeture des stations-services dans tout le pays, est suivie à 97%, croit savoir l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Ce mouvement de protestation, qui avait déjà été prévu fin août avant que la ministre de l’Énergie Nada Boustani