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Lifestyle - Quelqu’un m’a dit

Au Seaside Arena, on ne fait pas dans la demi-mesure

Véronique Aulagnon remettant les insignes de chevalier des Arts et des Lettres à Maya de Freige.

Maya de Freige, chevalier du septième art

C’est dans une atmosphère aussi conviviale que solennelle que Maya de Freige, présidente de la Fondation Liban Cinéma, a souhaité recevoir la distinction de chevalier des Arts et des Lettres décernée au nom du ministre français de la Culture, Franck Riester.

La cérémonie s’est déroulée au parc de l’hippodrome de Beyrouth, à l’ombre d’un monument à colonnades couvert de bougainvilliers blancs, seul vestige de l’époque de sa construction, en 1921. Un lieu chargé d’histoire et de mémoire dans les relations libano-françaises, un symbole du patrimoine négligé, à l’instar des industries culturelles et créatives, dont le cinéma, qu’elle défend depuis son passage au ministère de la Culture aux côtés de Ghassan Salamé en tant que coordinatrice de l’Année culturelle 2002.

À travers cette décoration, la France honore la Fondation Liban Cinéma, reconnaissant par là l’importance de cette structure pour le développement de l’industrie. « J’aime bien à penser que cette distinction rejaillit sur l’ensemble d’un secteur artistique en plein essor », a insisté Mme de Freige, déplorant dans son discours l’inertie des responsables politiques libanais vis-à-vis des industries culturelles. Elle a appelé de ses vœux à une politique culturelle cohérente, et mis la Fondation Liban Cinéma à la disposition des autorités publiques pour « inventer ensemble l’avenir ».

« Vous incarnez ce que le Liban sait produire de meilleur, la culture. C’est notamment grâce à celle-ci que le Liban est bien plus grand que le Liban », a pour sa part souligné Véronique Aulagnon, directrice de l’Institut français du Liban et conseillère de coopération et d’action culturelle, avant de remettre les insignes à Maya de Freige en présence de Nayla Moawad, de l’ambassadeur de France Bruno Foucher, du ministre de la Culture, Mohammad Daoud, ainsi que de ses prédécesseurs Ghazi Aridi et Rony Arayji, de Nabil Itani, directeur d’IDAL, et Khater Abi Habib, directeur de Kafalat, de la fondatrice de Liban Cinéma Aimée Boulos, et devant un parterre de parents, d’amis, de collègues et de collaborateurs du monde culturel qui « l’ont beaucoup soutenue durant son parcours par leur amitié, leur énergie et leurs conseils avisés ».

Témoin important, Rony Arayji a ajouté son regard sur sa collaboration avec « une femme que j’avais d’abord reçue par courtoisie pour mon collègue au gouvernement de l’époque Nabil de Freige mais dont j’ai vite compris la détermination à la limite de l’acharnement en faveur de l’industrie du cinéma ».

Une belle cérémonie chargée d’émotion qui s’est terminée sur des musiques de compositeurs de films libanais.


Il en a mis plein la vue…

Oh ces dépenses exorbitantes engagées pour célébrer des mariages! Les noces de Maya Oueidate et Mahmoud Osman, fils du général Imad Osman, directeur général des Forces de sécurité intérieure, avaient un aspect presque irréel par leur faste. Elles auraient coûté quelque cinq millions de dollars, selon le député CPL Assaad Dergham. Mais pour certains, le prix n’a pas d’importance, seul le résultat compte !

Toute la République (ou presque) a ainsi pu admirer le gros travail entrepris, dans la salle des fêtes du Seaside Arena, par les organisateurs, décorateurs, fleuristes et compères : en tête, Saad Hariri, des ministres actuels et anciens, des députés d’aujourd’hui et ceux d’hier, des généraux et autres hauts gradés côtoyaient des sociétales en strass, paillettes et gros bijoux. La route menant au front de mer fourmillait de FSI et d’agents de sécurité.



Le mix des cloches et du muezzin

La vidéo de leur mariage a été largement partagée sur les réseaux sociaux. Ce n’est pourtant pas le premier mariage mixte que celui d’Anthony Aour et du mannequin Instagram Serena Mamelouk. Il y en a eu à la pelle. C’est l’arrivée de la mariée au Seaside Arena qui a été spectaculaire. Vêtue d’une robe Élie Saab devant peser presque 40 kilos, elle a traversé la salle au rythme d’une chanson composée et chantée spécialement pour l’occasion par Salim Assaf. Une chanson qui a ceci de particulier qu’elle mêle à la musique traditionnelle arabe les cloches des églises et l’expression Allahou Akbar, brouillant les frontières entre les religions. Un mariage en grande pompe. Et pour cause, il y avait plus de mille invités, et trois vedettes animateurs sur scène, Ragheb Alamé, Joe Achkar et Manal Mallat.


Zehra et Son Altesse Godfrey

L’hôtel Mir Amine à Beiteddine grouillait de 240 Nigérians, la majorité vêtue du costume traditionnel, porté seulement pour des occasions spéciales, comme les mariages. Et ce jour-là était justement celui du mariage du prince héritier du royaume de Warri (dans le Delta State au sud du Nigeria), Godfrey Ikenwoli Emiko, avec Zehra Taleb, de père libanais et de mère nigériane.

Le couple a été béni par une femme pasteur dans la cour d’al-Salamlek où était dressé l’autel. La cérémonie a été suivie d’un dîner somptueux, avec à la clé des musiques qui ont semé le bonheur. We African Nations, nous avons la danse dans le sang !


Une fée au logis des Nammour

La zaffé libanaise, les très populaires frères Chéhadé et l’incontournable DJ Caline ont donné le ton d’une soirée festive célébrant le mariage de David Nammour (le fils de Béchara et Rita Nammour) et Nathalie Connelly, la fille de Rima Hakim Connelly. Les magnifiques jardins de Saray Nassib Basha, domaine appartenant aux fils de Nassib Joumblatt à Bramiyé (Saïda), ont été investis par 500 invités dont un parterre de dames qui brillaient par leur style élégant et raffiné. Mais aucune n’a pu voler la vedette à Nathalie, la mariée, gracile comme une fée, dans sa magnifique robe en dentelle griffée Reem Acra.

Ce soir-là, dans une atmosphère bruyante de gaieté, exactement comme savent l’être les Libanais, la générosité était le mot-clé : le champagne a coulé à flots et les buffets mitonnés par Lina Lteif ont régalé les plus gourmands.

Il y avait Nouhad Hakim, la grand-mère de la mariée, Danièle de Picciotto, Nayla el-Assaad, Robert, Peter et Claude Tarazi, Nada et Chicco Khoury, Sandra et Fouad Abou Nader, Nicole et Tony Chedid, Rania et Jamal Daniel, Rosy et Nora Boustany, Youmna et Ricardo Karam, Lelita et Bassam Diab, Roula et Wajih Bizri, Zeina et Dr Abdel Rahmane Bizri, Fouad et Noha Hatem, Najla Saad, Mona et Hassan Zaatari, Raghida Ghandour Rahim, Nina et Ziad Idriss, Rima et Nabil Younès, Marie et Salim Assly, Claude et Samia Azoury. Et à l’instar d’Amale et Youssef Khlat, Liza Moufarrej, Nawal Matta, Zeina et Fayçal Charara et, venus de Londres, une trentaine de jeunes Britanniques, amis des nouveaux mariés, dispersés entre le Four Seasons, Le Gray et l’Albergo. Ils ont sillonné le centre-ville, visité Byblos, déjeuné chez Fawzi à Kfardébiane et investi quelques boîtes de nuit branchées. Ils étaient si enthousiastes pour l’art de vivre libanais qu’en faisant leurs adieux, ils ont lancé un tonitruant « We’re coming back ».


Riza s’en va à Damas

Au terme de sa mission au Liban, le directeur des affaires politiques et civiles de la Finul, Imran Riza, a offert un cocktail d’adieu au B By Elefteriades, sur le rooftop d’Aïshti sur Mer, à Jal el-Dib. Un sunset drink qui a rassemblé un grand nombre d’amis, notamment le directeur général de l’Éducation Fady Yarak, les ambassadeurs d’Italie, de Grande-Bretagne, du Pakistan, le directeur de l’Unrwa au Liban Claudio Cordone en grande conversation avec Toufic el-Zein, Tarek et Marina Kettaneh, Dina Debbas, Rodrigue Cochrane, Jawad et Zeina Adra, Suzy Habre qui a réalisé les intérieurs de White et d’Iris à Dubaï. Présents également, le Dr Ibrahim Melki et son épouse, Mira Aramani. Artine Iskendarian, joaillier et luthier recherché, décoré par le Vatican, a été vu bavardant avec Rima et Ali Husseini ; sans oublier le spécialiste ès arts du divertissement Michel Éleftériadès, méconnaissable avec son nouveau look : cheveux courts, barbe taillée, habit extravagant rangé au placard. L’ex-empereur autoproclamé du Nowheristan (pays virtuel dont l’objectif est de renverser les presque 200 gouvernements de la planète) semble s’être apaisé !

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Maya de Freige, chevalier du septième artC’est dans une atmosphère aussi conviviale que solennelle que Maya de Freige, présidente de la Fondation Liban Cinéma, a souhaité recevoir la distinction de chevalier des Arts et des Lettres décernée au nom du ministre français de la Culture, Franck Riester. La cérémonie s’est déroulée au parc de l’hippodrome de Beyrouth, à l’ombre...

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