La proclamation de l’État du Grand Liban constitue un événement capital qui marque le passage du Mont-Liban au Grand Liban ; d’une province ottomane bénéficiant d’une relative autonomie à un État reconnu en tant que tel, avec des frontières bien délimitées.
La proclamation de cet État fut le fait du général Gouraud, donc de la puissance mandataire française, suite à la fin de la Première Guerre mondiale. Toutefois, ceci n’enlève rien à l’importance de l’événement ; en effet, abstraction faite de l’autorité à laquelle il doit sa création et qui l’a reconnu en tant que réalité historique, le Grand Liban demeure surtout l’expression de la volonté d’un peuple avide de liberté.
À l’occasion de cette commémoration, je m’interroge : le Grand Liban n’est-il plus qu’un souvenir historique ou demeure-t-il une réalité, un défi et une responsabilité à préserver à tout prix afin de les transmettre intacts aux générations futures ? Qu’avons-nous fait du Grand Liban ? Qu’en restera-t-il vu que le pouvoir est passé des mains d’hommes d’État à un État accaparé par une poignée d’hommes ?
Aujourd’hui, je forme des vœux pour que soit préservé l’État du Grand Liban.
Fouad EL-SAAD
Ancien député
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