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Nos lecteurs ont la parole - Jean B. Esta

Père Jean Dalmais, un modèle de sainteté

Depuis l’annonce de son départ le jour de l’Assomption, les hommages concernant le père Dalmais se succèdent, aussi profonds et élogieux les uns que les autres, sur les réseaux sociaux mais aussi dans L’Orient-Le Jour.

Ayant été pendant une dizaine d’années membre du conseil de gestion au collège alors que le père Dalmais en était le recteur, je voudrais, dans ces courtes lignes, témoigner simplement que le fondement de tous les éloges qui lui sont adressés est son respect des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance qu’il a formulés lors de son ordination.

Au lendemain du bombardement du 13 octobre 1990, et à la fin d’une réunion du conseil de gestion, le père Dalmais insista pour que les membres présents constatent les dégâts que le collège avait subis. Il marchait en premier pour nous indiquer le chemin. Et j’entendis Joe Saradar chuchoter, à moi et à Joe Rahmé, « Regardez bien, c’est le recteur d’un collège dont les scolarités totalisent plusieurs milliards de livres libanaises. Voyez donc son pantalon! » Oui, effectivement il était usé, et avait été rapiécé, proprement rapiécé, pour servir encore !

Obéissant, comme tous les pères jésuites, il a accepté toutes les missions qui lui étaient confiées et les a accomplies dans la joie. Surveillant, préfet et recteur, et ensuite aumônier, tout était à prendre dans la joie en vue de former des hommes au service des autres.

Sa disponibilité le rendait principal célébrant de la messe du samedi soir, dans la petite chapelle du grand collège. L’assistance se limitait, au plus, à une dizaine d’habitués.

Très respectueux des recommandations du pape, et, par obéissance, son homélie, consciemment préparée et toujours rédigée, durait entre 5 et 7 minutes. Par ailleurs, pour changer de l’Ave Maria classique chantée à la fin de la messe, il avait inscrit, sur un carton, un récent cantique non appris pendant ses années de jeunesse « Nous te saluons, ô toi Notre-Dame » et il tenait à le chanter. Cela se passait à sa dernière messe avant les vacances en juin 2019.

Père formateur de générations entières, père bâtisseur de personnalités, modèle de droiture et d’intégrité, homme aux valeurs sûres, tout cela a été dit.

Mais, avant tout, un modèle de sainteté.

Qu’il repose en paix.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Depuis l’annonce de son départ le jour de l’Assomption, les hommages concernant le père Dalmais se succèdent, aussi profonds et élogieux les uns que les autres, sur les réseaux sociaux mais aussi dans L’Orient-Le Jour.Ayant été pendant une dizaine d’années membre du conseil de gestion au collège alors que le père Dalmais en était le recteur, je voudrais, dans ces courtes lignes, témoigner simplement que le fondement de tous les éloges qui lui sont adressés est son respect des vœux de pauvreté, chasteté et obéissance qu’il a formulés lors de son ordination.Au lendemain du bombardement du 13 octobre 1990, et à la fin d’une réunion du conseil de gestion, le père Dalmais insista pour que les membres présents constatent les dégâts que le collège avait subis. Il marchait en premier pour nous indiquer le...
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