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Nos lecteurs ont la parole - Par Chloé Salesse Et Khalil Bouzidi

De Paris à Beyrouth, trois mois dans le quotidien libanais

Lorsque nous avons annoncé à nos proches notre départ pour le Liban pour un stage de trois mois au sein d’une ONG, leurs réactions reflétaient le nombre important de préjugés à l’égard du pays. Après nous avoir déconseillé de partir, ces derniers nous ont donné des conseils, des plus farfelus aux plus alarmistes. La proximité avec la Syrie, la forte influence religieuse, l’instabilité régionale ont notamment été les sources de leurs inquiétudes. Les avertissements des chancelleries occidentales n’étaient pas non plus des plus rassurants.

Étant tous deux étudiants en sciences politiques à Paris, spécialisés sur les problématiques du Moyen-Orient, nous avons tout de même décidé de venir ici afin de nous faire notre propre idée.

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Quelques semaines après notre arrivée à Beyrouth, nous avons remarqué l’existence d’importants contrastes sociaux et urbains, s’illustrant, par exemple, par un bâtiment luxueux qui côtoie un bâtiment précaire ou en ruine. Nous avons également réalisé que le Liban était un pays où régnait une sorte de « désordre ordonné » plutôt fonctionnel. Nous avons notamment été surpris par certains éléments du quotidien. De l’utilisation segmentée des appareils électriques selon la provenance du courant à l’absence d’eau potable dans les foyers, le système (débrouille-toi) rythme la vie quotidienne libanaise. Loin de la rigueur parisienne étouffante, cette désorganisation apparente du pays était paradoxalement apaisante.

Nous avons rapidement eu l’envie de sortir de la capitale et de partir à la découverte des richesses du pays. Nous nous sommes alors heurtés à une importante difficulté : les transports. Sortis des minivans qui arpentent Beyrouth et ses environs, la voiture est apparue le meilleur (et parfois unique) moyen de sillonner les routes du Liban. Là encore, nous avons été surpris par la conduite (sportive) des Libanais, ce qui a suscité quelques frayeurs. Toutefois, ces dernières s’oublient très rapidement à la vue des divers paysages offerts par le pays : mer, montagnes, plaines, il y en a pour tous les goûts. Malheureusement, ces lieux sont victimes d’une forte pollution et jonchés de déchets qui portent atteinte à leur charme naturel.

Au-delà de la diversité géographique, on prend rapidement conscience de la diversité de cultes. Les églises et mosquées qui ornent le Liban témoignent d’un attachement profond à la religion, de la préservation de l’identité de chacun et d’une cohabitation naturelle, du moins en apparence.

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Après avoir étudié, vécu et visité une grande partie du pays du Cèdre, il nous a paru dommage que nos proches réduisent le Liban à un pays sortant de la guerre et proche des conflits. Avec son littoral, ses montagnes et ses vestiges, le Liban dispose d’un très fort potentiel touristique, mais qui reste mal exploité.

Cette expérience ne restera pas seulement un bon souvenir, mais une première étape vers un possible retour vers un pays où il fait bon vivre.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Lorsque nous avons annoncé à nos proches notre départ pour le Liban pour un stage de trois mois au sein d’une ONG, leurs réactions reflétaient le nombre important de préjugés à l’égard du pays. Après nous avoir déconseillé de partir, ces derniers nous ont donné des conseils, des plus farfelus aux plus alarmistes. La proximité avec la Syrie, la forte influence religieuse, l’instabilité régionale ont notamment été les sources de leurs inquiétudes. Les avertissements des chancelleries occidentales n’étaient pas non plus des plus rassurants. Étant tous deux étudiants en sciences politiques à Paris, spécialisés sur les problématiques du Moyen-Orient, nous avons tout de même décidé de venir ici afin de nous faire notre propre idée. ★ ★ ★ ★ ★Quelques semaines après notre arrivée à Beyrouth,...
commentaires (1)

merci surtout qu il contraste avec l article de Mme Anne R

Helou Helou

17 h 21, le 28 août 2019

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Commentaires (1)

  • merci surtout qu il contraste avec l article de Mme Anne R

    Helou Helou

    17 h 21, le 28 août 2019

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