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Économie - Contrebande

Les professionnels de l’informatique appellent l’État à l’aide

Les professionnels de l’informatique au Liban ont récapitulé les principales demandes de la filière. Régis Duvigneau/Reuters

Le président de l’Association représentant les professionnels libanais dans le secteur de l’informatique (Professional Computer Association of Lebanon, PCA), Camille

Moukarzel, a appelé hier l’État à protéger la filière, lors d’une conférence de presse organisée à Beyrouth en présence du président de la commission parlementaire des Technologies de l’information, le député Nadim Gemayel. Ce dernier a appelé les institutions à intervenir « rapidement et fermement » sur ce dossier, interpellant notamment la Direction générale des douanes.

S’exprimant depuis le Club de la presse à Beyrouth, le président de la PCA, qui représente 70 sociétés locales, a notamment pointé du doigt les importateurs de produits issus de la contrebande ainsi que les sociétés qui baissent artificiellement la valeur de certaines marchandises pour payer moins ou pas de taxes.

Comité de suivi

Contacté par L’Orient-Le Jour, Camille Moukarzel a récapitulé les principales demandes de la filière, qui réclame en premier lieu la suppression de la taxe temporaire de 3 % et applicable pendant trois ans sur les produits importés soumis à la TVA, parmi lesquels figure le matériel informatique. Cette mesure a été instaurée par le budget pour 2019 voté le 19 juillet et devrait vraisemblablement s’appliquer aux produits européens, en dépit de l’accord d’association liant le Liban à l’Union européenne. « Nous avons milité pour que ces produits soient exemptés de droits de douane, ce qui était le cas pendant 10 ans. La mise en place de cette taxe ne nous rend pas service, surtout si rien n’est fait pour limiter l’entrée de produits de contrebande », a souligné Camille Moukarzel.

Le président de la PCA a également appelé les autorités à prendre des mesures radicales pour bloquer les points de passage illégaux, notamment sur la frontière avec la Syrie. Selon plusieurs sources concordantes, il en existe plus de 120 connus des autorités. Début juillet, le député Michel Moawad, président du Mouvement de l’indépendance, avait en outre souligné l’insuffisance des effectifs du port de Beyrouth pour pouvoir détecter efficacement l’entrée de produits de contrebande sur le territoire à partir de cette infrastructure. Un problème que le port de la capitale partage avec celui de Tripoli, où seule une poignée d’inspecteurs sont de garde. Camille Moukarzel a enfin appelé à la création d’un « comité de suivi » composé de membres de la PCA.

En 2019, le Liban a importé pour plus de 122 millions de dollars d’ordinateurs personnels et équipements affiliés, selon les chiffres des douanes.


Le président de l’Association représentant les professionnels libanais dans le secteur de l’informatique (Professional Computer Association of Lebanon, PCA), Camille Moukarzel, a appelé hier l’État à protéger la filière, lors d’une conférence de presse organisée à Beyrouth en présence du président de la commission parlementaire des Technologies de l’information, le député Nadim Gemayel. Ce dernier a appelé les institutions à intervenir « rapidement et fermement » sur ce dossier, interpellant notamment la Direction générale des douanes.S’exprimant depuis le Club de la presse à Beyrouth, le président de la PCA, qui représente 70 sociétés locales, a notamment pointé du doigt les importateurs de produits issus de la contrebande ainsi que les sociétés qui baissent artificiellement la valeur de...
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