Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole - Jean-Paul Moubarak

Un appel pour le Waterfront

Le Waterfront, haut lieu de marche pour les sportifs et d’amour inattendues disséminées un peu partout au coucher du soleil, perd-il de son aura ?

Bien qu’il soit bien imbibé tard le soir d’une vie nocturne quelque peu débridée, le lieu reste un endroit idéal pour les balades nocturnes. Même les familles s’y perdent parfois en laissant leurs enfants jouer dans les parties éclairées.

Cependant, et mieux vaut tirer la sonnette d’alarme dès maintenant, force est de constater qu’aucune poubelle n’est disponible sur une tranche de deux kilomètres. L’espace, encore légèrement propre, commence en fin de journée à prendre des allures de dépotoir entre les bouteilles en plastique et autres cartons jetés ici et là. Il est vrai que la partie proche de la mer est en pleine réfection à cause de l’érosion. Mais la zone praticable ne bénéficie, apparemment, aucune maintenance ou si elle en bénéficie c’est vers le matin. Ce qui pose problème.

Autrefois, si mes souvenirs sont bons, des agents de propreté passaient jusque tard le soir. Certes, pas jusqu’à la clôture (qui se situait à l’époque à 21h en été et à 19h en hiver), mais un nettoyage minimal était assuré. Actuellement, l’on ne voit pas d’agents d’entretien et encore moins de poubelles (qui étaient déjà inexistantes).

De qui dépend exactement cet espace ? Si c’est de la municipalité de Beyrouth, il est encore temps d’agir avant que cette corniche idyllique en bord de mer ne se transforme en Costa Brava bis. Si ce sont des entrepreneurs privés, il faudrait qu’ils prennent conscience de leurs responsabilités et non se limiter uniquement à la zone des dancings.

Les gens sont souvent inconscients de ce qu’ils font à la nature en détruisant un écosystème proche de la mer. Alors que les plages beyrouthines sont déjà terriblement polluées, il faut au moins que cet espace reste ancré dans le peu de salubrité qui reste.L’endroit est encore bien. Mais un peu plus d’attention lui serait nécessaire, notamment dans les parties escarpées où poussent les herbes folles et qui ne sont pas du tout asphaltées. Il faudrait au moins faire une route praticable plus proche de la mer, route qui commence étonnamment vers le milieu de la corniche et par laquelle on entre par un passage emprunté par les plus téméraires. Et si cette route doit rester non asphaltée, qu’elle s’étende au moins sur toute la longueur. Les marcheurs n’en seraient que plus ravis et les couples en mal de romantisme aussi.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Le Waterfront, haut lieu de marche pour les sportifs et d’amour inattendues disséminées un peu partout au coucher du soleil, perd-il de son aura ?Bien qu’il soit bien imbibé tard le soir d’une vie nocturne quelque peu débridée, le lieu reste un endroit idéal pour les balades nocturnes. Même les familles s’y perdent parfois en laissant leurs enfants jouer dans les parties éclairées. Cependant, et mieux vaut tirer la sonnette d’alarme dès maintenant, force est de constater qu’aucune poubelle n’est disponible sur une tranche de deux kilomètres. L’espace, encore légèrement propre, commence en fin de journée à prendre des allures de dépotoir entre les bouteilles en plastique et autres cartons jetés ici et là. Il est vrai que la partie proche de la mer est en pleine réfection à cause de l’érosion. Mais la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut