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Liban

Pour Washington, la stabilité du Liban est prioritaire, les sanctions contre le Hezbollah le sont aussi

Liban-USA

Une décision sur le litige frontalier avec Israël sera prise en septembre prochain, selon Saad Hariri.

17/08/2019

De Washington où il a rencontré, depuis lundi dernier, plusieurs hauts responsables américains, le Premier ministre, Saad Hariri, a reconnu les limites de son influence sur la prise de décision américaine au sujet des sanctions contre le Hezbollah que les États-Unis semblent déterminés à durcir. S’efforçant de maintenir un jeu visant à préserver l’équilibre et la stabilité du Liban d’un côté, tout en renforçant crescendo la pression sur le Hezbollah de l’autre, l’administration américaine semble désormais décidée à aller jusqu’au bout dans sa politique coercitive à l’égard du parti chiite. C’est ce qui transparaît du message à peine voilé livré jeudi par M. Hariri à l’issue de sa rencontre avec le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, avec lequel il s’est entretenu pendant quarante minutes. Lors d’une discussion à bâtons rompus avec les correspondants du monde arabe basés à Washington, M. Hariri a répondu à une question sur d’éventuelles sanctions pouvant cibler des alliés du Hezbollah, affirmant que ce genre de propos est généralement évoqué « au sein du Congrès américain », estimant qu’il n’y a encore rien de concret à ce sujet. « Je ne pense pas qu’on en arrivera à ce stade », a-t-il dit.

Depuis plusieurs mois, des informations distillées à partir de la capitale américaine font état d’un prochain durcissement de ces sanctions contre le parti chiite dont plusieurs figures officielles sont déjà frappées par ces mesures. Plusieurs alliés du parti chiite, ainsi que des sociétés jugées proches ou aidant le parti, risquent également de faire les frais de ces mesures.


(Lire aussi : Hariri à Washington : chaque partie campe sur ses positions, le décryptage de Scarlett HADDAD)


M. Hariri, qui avait rencontré dès son arrivée à Washington Marshall Billingslea, secrétaire adjoint du département du Trésor américain pour le terrorisme et l’intelligence financière, et l’un des artisans des sanctions qui frappent l’Iran et le Hezbollah, a ajouté devant les journalistes : « Nous ne pouvons pas changer la position de l’administration américaine au sujet des sanctions contre le Hezbollah, mais nous œuvrons à garder le Liban à l’écart des retombées de ces sanctions. »

De source diplomatique occidentale, on apprenait hier que le durcissement de ton au sein de l’administration US est de mise et que de nouvelles sanctions américaines contre le Hezbollah et ses alliés sont imminentes.

C’est le même son de cloche que répercutent plusieurs médias américains qui citent des sources du département d’État selon lesquelles « les efforts en vue de sanctionner des individus ou sociétés qui soutiennent, financent ou facilitent les activités de déstabilisation menées par le Hezbollah dans le monde vont se poursuivre ».

Selon un responsable politique libanais qui a requis l’anonymat, les avis sur la question du durcissement des sanctions à prendre à l’encontre du Hezbollah et de ses alliés étaient, il y a un an, partagés entre ceux qui faisaient prévaloir la stabilité du Liban sur l’option du renforcement des mesures punitives, une opinion répandue au sein de l’administration, alors qu’au Congrès et à la Maison-Blanche, la tendance était à plus de radicalité.

« Désormais, précise le responsable, la version adoucie des mesures à prendre est de moins en moins prisée. Même au sein des think tanks, on préconise le durcissement des sanctions à la lumière de l’emprise de plus en plus patente du Hezbollah sur le pays. »


(Lire aussi : Les lauriers de l’aventure, l'éditorial de Issa GORAIEB)



Un dénouement heureux ?
Lors d’une conférence de presse conjointe avec M. Pompeo, M. Hariri a par ailleurs annoncé un dénouement prochain du litige frontalier qui oppose le Liban à Israël. M. Hariri a souligné avoir confirmé « l’engagement » de Beyrouth à « poursuivre le processus de négociations » initié par l’administration américaine au sujet de ses « frontières terrestres et maritimes », promettant une « décision définitive dans les prochains mois, probablement en septembre ». À ses côtés, le secrétaire d’État américain a salué l’engagement du chef du gouvernement libanais à « faire des progrès vers la reprise de discussions productives au niveau des experts ». Ces discussions doivent porter selon lui « sur les quelques points encore en suspens au sujet de la ligne bleue » qui démarque la frontière avec Israël. Devant les journalistes, M. Hariri a dit : « Nous sommes en train de finaliser certains points et prendrons une décision à ce sujet. »

De source proche de Aïn el-Tiné, on confirme l’optimisme exprimé à ce propos par le chef du gouvernement, soulignant que ce dossier a énormément progressé, « seul un point litigieux sur six en tout devant encore être réglé, non pas tant dans le fond que dans la forme. Il s’agit d’une simple divergence sur la terminologie à utiliser », confie la source.De source proche du dossier, on apprenait également que le nouveau sous-secrétaire d’État américain pour le Proche-Orient, David Schenker, qui remplace à ce poste David Satterfield et que M. Hariri a rencontré mercredi à Washington, viendra au Liban très prochainement, dès sa prise de fonctions prévue incessamment.



Lire aussi
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DAMMOUS Hanna

Nous voilà revenu à l’époque de la guerre des sièges. On ne puni plus par le canon ceux qui ne suive pas la règle du plus fort, mais bien en coupant les ressources.

DAMMOUS Hanna

mettre au pas ceux qui n'obeissent pas aOn ne puni plus par le canon, mais par l'interdiction du beurre.

Gros Gnon

"Selon un responsable politique libanais qui a requis l’anonymat..."

Lorsqu’un responsable politique requiert l’anonymat, c’est soit parce qu’il ment, soit parce qu’il a peur de dire la vérité.

Dans les deux cas c’est méprisable!

Amère Ri(s)que et péril.

Ce qui ne paraît pas stable du tout c'est la logique du pays à la tête duquel se trouve un déséquilibré mental trump-pète .

gaby sioufi

EN QUOI LE LIBAN PATIRAIT SI, JUSTE EXEMPLE- UN CERTAIN DEPUTE, MINISTRE OU SIMPLE HOMME D'AFFAIRE SUBISSAIT DES SANCTIONS ?
EN STRICTEMENT RIEN EXCEPTE la fierte de ce(ces) mr/mssrs, et bein entendu celle de toute la nation !

HABIBI FRANCAIS

Pire va le Hezb,mieux ira le Liban.

Amère Ri(s)que et péril.

Ces amerloques humaines auront perdu tous leurs esprits sains avant même que le hezb libanais de la résistance ait pu etre affecté.

Au fait, les sanctions contre l'Iran n'ont pas pu empêcher la gb de se déculotter pour rendre le tanker à l'Iran NPR.

Malgré les protestations amerloques humaines.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

AUGMENTER LES SANCTIONS CONTRE LE HEZBOLLAH ET SES ALLIES ET GARDER LA STABILITE DU PAYS EST UNE TACHE IMPOSSIBLE CAR TOUT LE PAYS SERA AFFECTE DU MOINS ECONOMIQUEMENT PAR CES SANCTIONS.

Yves Prevost

"la stabilité du Liban est prioritaire, les sanctions contre le Hezbollah le sont aussi". Logique!
La stabilité, au moins à long terme du Liban ne pourra être obtenue sans la disparition du Hezbollah.

Gros Gnon

« Pour Washington, la stabilité du Liban est prioritaire, les sanctions contre le Hezbollah le sont aussi« 

Intéressant.
Et si les sanctions contre le Hezbollah mènent à la déstabilisation du Liban, quelle option primera?

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