Début août a eu lieu un événement majeur dont peu ont entendu parler. Il s’agit de la célébration en grande pompe du 124e anniversaire de la ligne ferroviaire Beyrouth-Damas (bizarre, pourquoi 124 où il n’y a aucun chiffre rond ? !). C’était au sein de la défunte gare de Rayak. Les responsables en étaient tellement fiers qu’ils ont tous été présents, avec une poitrine boursouflée au possible. C’était même sous l’égide du président de la République, qui a envoyé un représentant. De même pour le Premier ministre et le président du Parlement. Tout le monde donc palabrait sur l’histoire glorieuse et l’opportunité de reconstruire le réseau ferroviaire. On a même cité quatre études internationales qui sont arrivées à la même conclusion : oui, il est possible de le faire malgré les obstacles physiques et matériels. C’était une ambiance joliment béate. De sorte que certains ont cru qu’il va falloir réserver déjà un billet.
Maintenant, en revoyant les actions/inactions des responsables et le cours des événements liés à cette affaire depuis les années 90, on arrive à deux conclusions. D’abord, les responsables ont tellement peu de réalisations ces derniers temps qu’ils ont dû remonter à un projet franco-turc du XIXe siècle pour célébrer. Ensuite, à l’intention de ceux qui ont vu dans cette célébration un avant-goût d’un projet ferroviaire déjà bien avancé, il faut leur avouer qu’on en est encore aux prémices du tout début de rien du tout.
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.


A la rédaction de L Orient le Jour,il est grand dommage de retarder la parution de cet article qui aurait dû etre publié aussitôt envoyé. Bravo Monsieur de mentionner ces absurdités.
08 h 55, le 12 août 2019