En moins de deux minutes d’effort, Ott Tänak (Toyota) a imposé son rythme, remportant hier le shakedown du rallye de Finlande. Photo DR
Après six semaines de trêve estivale, le championnat du monde des rallyes (WRC) a repris hier pour sa 9e manche en Finlande, les Toyota partant favorites avec Hyundai et Citroën en embuscade.
Ott Tänak, l’Estonien de Toyota, vainqueur dans le pays des mille lacs l’an dernier, ne compte que 4 points d’avance au classement du championnat du monde pilotes sur le Français Sébastien Ogier (Citroën) et 7 points sur le Belge Thierry Neuville (Hyundai). Malchanceux, tout comme ses deux principaux rivaux, lors du dernier rallye de Sardaigne, remporté par Dani Sordo (Hyundai), Tänak veut profiter du fait que Toyota est pratiquement sur ses terres en Finlande. L’écurie est en effet installée à Jyväskylä, épicentre du rallye, et son patron Tommi Mäkinen est non seulement Finlandais, mais a remporté l’épreuve cinq fois entre 1994 et 1998. L’autre pilote Toyota, Jari-Matti Latvala, a gagné chez lui en Finlande trois fois (2010, 2014 et 2015). Distancé au championnat où il ne pointe qu’en 9e position, il reste un candidat sérieux à la victoire.
Du côté de Hyundai, ni Dani Sordo ni Sébastien Loeb ne seront de la partie, l’équipe sud-coréenne alignant, outre Neuville et le Norvégien Andreas Mikkelsen, l’Irlandais Craig Breen, 5e en 2017 et 8e en 2018 en Finlande lorsqu’il courait pour Citroën. Hyundai compte actuellement 44 points d’avance sur Toyota et 72 points sur Citroën au championnat constructeurs.
Considérée comme l’épreuve la plus rapide de la saison, le rallye de Finlande offre de spectaculaires bosses tout au long de ses 23 spéciales couvrant près de 308 km. L’an dernier, Tänak y avait réalisé une moyenne de 122,6 km/h sur un parcours quasiment identique à celui de cette année.
« Ce rallye, qui se dispute sur les terres de l’un de nos principaux concurrents, est un sacré défi. Mais j’ai pu recharger mes batteries pendant la trêve estivale et je me sens d’attaque », affirme pour sa part Ogier (Citroën), 2e au classement pilotes. Malchanceux au rallye de Sardaigne où il a cassé sa suspension, le sextuple champion du monde a déjà gagné en Finlande, en 2013 avec
Volkswagen. Son équipier finlandais Esapekka Lappi a, lui, gagné en 2017 avec Toyota et s’est préparé pendant la trêve, tout comme Tänak, en disputant le rallye d’Estonie qui ne compte pas pour le WRC. Les Citroën apporteront aussi en Finlande une évolution de leur train avant, qui offrira à leurs pilotes une plus large gamme de réglages.
Reste Ford, privée de son pilote principal Elfyn Evans, blessé au dos en Estonie. Il sera remplacé par le Britannique Gus Greensmith, déjà vu cette année au Portugal. La marque à l’ovale bleu alignera également son autre pilote habituel, le Finlandais Teemu Suninen auréolé de sa 2e place en Sardaigne. Le Néo-Zélandais Hayden Paddon (ex-Hyundai), qui devait participer au rallye, a, lui, détruit sa voiture lors de la reconnaissance et a dû déclarer forfait.
Le départ du rallye, précédé par le shakedown en matinée, a été donné hier dans la nuit avec la spéciale de Harju dans le centre de Jyväskylä. La course se terminera dimanche avec la Power Stage de Ruuhimäki.
Source : AFP


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