Le président chinois, Xi Jinping, et son homologue américain, Donald Trump. Photo Reuters
Chinois et Américains ont convenu de se revoir début septembre aux États-Unis après des échanges « francs, efficaces et constructifs » hier à Shanghai pour tenter d’enrayer leur guerre commerciale, malgré de vives critiques de Donald Trump, la veille, à l’encontre de la Chine.
Les négociateurs ont abordé des sujets épineux tels que le transfert forcé de technologie, les droits de propriété intellectuelle, de barrières non tarifaires, a indiqué le service de presse de la Maison- Blanche dans un communiqué diffusé hier à l’issue des pourparlers. Selon Washington, « la partie chinoise a confirmé son engagement à accroître ses achats d’exportations agricoles des États-Unis ».
Les deux pays sont engagés depuis plus d’un an dans un bras de fer commercial qui s’est traduit par l’imposition réciproque de droits de douane punitifs sur plus de 360 milliards de dollars d’échanges annuels.
Lors de la reprise des discussions en face à face, pour la première fois depuis trois mois, les négociateurs ont discuté notamment de « l’augmentation par la Chine de ses achats de produits agricoles américains, en fonction de ses besoins nationaux » et du fait que les États-Unis devaient « créer des conditions favorables » à ces achats, avait rapporté plus tôt l’agence Chine nouvelle.
Peu après l’arrivée de la délégation américaine à Shanghai mardi, Donald Trump avait vilipendé Pékin sur Twitter, affirmant que le pays asiatique était censé augmenter ses achats de produits agricoles mais que « rien ne dit qu’ils soient en train de le faire ». « C’est le problème avec la Chine, elle ne fait tout simplement pas » ce qu’elle dit, avait ajouté le bouillant milliardaire, dont les déclarations ont poussé les marchés financiers mondiaux à la baisse.
Pas d’accord du tout
L’atmosphère semblait plutôt tendue à l’issue de quatre heures de discussions mais le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, ont posé pour les photographes avec le vice-Premier ministre chinois Liu He, un proche du président Xi Jinping, qui dirigeait la délégation chinoise.
Le différend commercial, qui empoisonne depuis le printemps 2018 les relations entre Pékin et Washington, s’est également étendu au domaine technologique. Le géant chinois des télécoms Huawei a été inscrit au mois de mai sur la liste noire de l’administration américaine pour des raisons de sécurité.
Avant la reprise des négociations, le président américain avait estimé que la Chine jouait la montre et attendait l’élection présidentielle américaine de 2020, en espérant sa défaite. Mais, a-t-il menacé, elle aurait alors un accord « beaucoup plus dur que celui que nous négocions maintenant... ou pas d’accord du tout » s’il remportait le scrutin.
Source : AFP

