Le président français, Emmanuel Macron, hier, à Tokyo. Photo AFP
Au premier jour de sa visite au Japon, Emmanuel Macron a défendu hier l’alliance Renault-Nissan, qu’il a appelée à devenir « plus forte » malgré les vives tensions entre les deux constructeurs automobiles.
« L’alliance Renault-Nissan est évidemment un fleuron auquel nous tenons beaucoup », a affirmé le chef de l’État dès son arrivée sur l’archipel pour sa première visite officielle. Avant de souhaiter que « tout le monde soit pleinement engagé » pour faire vivre et prospérer cet ensemble ébranlé par l’arrestation il y a sept mois de son emblématique patron Carlos Ghosn. Il s’exprimait à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre Shinzo Abe, qui l’a reçu dans ses bureaux avant un dîner avec leurs épouses dans un quartier branché de la capitale. Mais, contrairement à son hôte, M. Abe n’a pas dit un mot sur cette question, illustrant la différence d’approche en public entre son gouvernement et l’État français, qui détient 15 % du capital de Renault.
Pour Emmanuel Macron, « c’est ensemble » que Français et Japonais doivent désormais « développer les synergies et les alliances, dans tous les sens du terme » afin de rendre l’alliance « plus forte face à la concurrence internationale ». Il n’a pas évoqué le projet de fusion, actuellement à l’arrêt, entre Renault et le groupe Fiat Chrysler, qui a heurté Nissan.
Emmanuel Macron a en revanche refusé de commenter le cas personnel de Carlos Ghosn, car « il n’appartient pas au président de la République française de venir s’immiscer publiquement » dans une affaire judiciaire. Inculpé par la justice japonaise pour dissimulation de revenus dans des documents boursiers et détournements de fonds de Nissan, l’ex-patron tout puissant est actuellement assigné à résidence à Tokyo en attente de son procès.
Source : AFP


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