Audiences TV record, Bleues qui remplissent les stades, stars au rendez-vous et même des polémiques sur l’assistance vidéo à l’arbitrage : à l’issue du 1er tour (phase de groupes), le bilan de la Coupe du monde féminine de football est positif. Lionel Bonaventure/AFP
Le Mondial de football qui se déroule en France s’accorde très bien au féminin, entre audiences TV record, Bleues qui remplissent les stades, stars au rendez-vous et même des polémiques sur la VAR. Seul regret, des gradins clairsemés pour les « petites » nations.
Le vendredi 7 juin, les Bleues entament un tour d’honneur devant 45 261 spectateurs au Parc des Princes – nouveau record d’affluence en France pour un match féminin – après leur démonstration contre la Corée du Sud (4-0). Les audiences TV du match tombent, et c’est encore un record : près de 11 millions de téléspectateurs français ! Le premier match des Bleus de Didier Deschamps au Mondial 2018 en rassemblait 12,59 millions... « C’est exceptionnel », salue le président de la Fédération française de foot, Noël Le Graët. « Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de monde devant les écrans. En Europe, c’est 40 millions de téléspectateurs », ajoute-t-il ravi. En Italie, le record est tombé lors du match face au Brésil : 7,3 millions de téléspectateurs, soit une part de marché de 32 %. Pour le Grèce-Italie des hommes en éliminatoires de l’Euro 2020, c’est 5,3 millions de téléspectateurs (28,8 %). Au Brésil, TV Globo obtient une part d’audience de 46 % à Rio pour Brésil-Italie chez les femmes au Mondial, contre 52 % pour Brésil-Venezuela chez les hommes à la Copa America.
Le 11 juin, un million de billets avaient été écoulés, avec 14 matches à guichets fermés – dont les demi-finales (2 et 3 juillet) et la finale (7 juillet) –, selon les chiffres des organisateurs. C’est le stade de la Mosson à Montpellier qui a connu le plus de difficultés à se remplir, avec seulement 58 000 billets écoulés pour cinq rencontres, soit une moyenne de 11 600 spectateurs par match. « Avant de critiquer certains taux de remplissage, il faut d’abord se féliciter d’avoir autant de monde. Personne n’y croyait. On aura au moins 20 matches à guichets fermés. On est sur un remplissage supérieur à 70 % sur 32 matches », insiste Erwan Le Prévost, directeur du comité d’organisation, poursuivant : « Pour Montpellier et Nice, regardez d’abord les taux d’affluence en Ligue 1. On fait mieux (…) »
Des polémiques « VAR » aussi
Pour l’ambiance, comme chez les garçons, les supporteurs néerlandais se déplacent en masse pour suivre leur sélection : ils étaient plus de 15 000 vêtus du maillot Oranje à déferler pacifiquement dans les rues de Valenciennes le 15 juin.
Un Mondial, ce sont de belles images. Comme Marta, la mégastar brésilienne, qui arrive aux vestiaires en jouant de l’ukulélé devant ses partenaires, dont certaines frappent sur des steel-drums. Mais un Mondial, ce sont aussi des polémiques sur et en dehors du terrain. Comme l’accès au Parc des Princes lors du match d’ouverture : « Le dispositif était mal dimensionné, reconnaît M. Le Prévost. On n’avait pas anticipé autant de présence politique. Mais bon, 85 % des spectateurs étaient là au coup d’envoi et on a corrigé les choses pour les matches suivants. »
Autre souci : les fans zones attirent peu jusqu’ici. « Elles vivent surtout le mercredi et le week-end car on a un public très familial. Et elles vivront encore plus fort avec les matches à élimination directe. On n’a pas toujours été chanceux sur la météo, notamment à Paris pour le match d’ouverture », commente M. Le Prévost.
Sur le terrain, une série de penalties à retirer – la France en a bénéficié face au Nigeria – après usage de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) fait beaucoup parler. « Il y a un nouveau règlement, a éclairci la sélectionneuse des Bleues, Corinne Diacre. Si la gardienne de but n’a pas au moins un pied sur la ligne, c’est penalty à retirer et c’est carton jaune. Mais ce sont les lois applicables au 1er juin. » Et contrairement à l’Euro 2016, « personne ne parle (en mal) des pelouses. On a été particulièrement vigilant là-dessus », se félicite Erwan Le Prévost.
Source : AFP


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