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Dernières Infos - Liban

Fuites diplomatiques : l'ambassadeur Ali el-Maoula à nouveau interrogé

L’entrée du palais Bustros. Michel Sayegh/Photo d’archives

Le directeur du département des affaires arabes du ministère des Affaires étrangères, Ali el-Maoula, a de nouveau comparu mardi devant le premier juge d’instruction de Beyrouth, Ghassan Oueidate, qui a décidé de le laisser en liberté sous caution d'élection de domicile. Le diplomate, qui avait déjà été interrogé il y a une dizaine de jours, était entendu par le juge dans le cadre de l'enquête menée sur des fuites de documents diplomatiques confidentiels de l'ambassade du Liban à Washington.

Fin mai, le juge Oueidate avait interrogé le rédacteur en chef du quotidien al-Akhbar, proche du Hezbollah, Ibrahim el-Amine, dans le cadre de l'enquête. M. el-Amine avait alors indiqué avoir remis au juge des documents prouvant que Ali el-Maoula n'est pas impliqué dans ces fuites. C'est en raison des bons rapports entretenus entre MM. Amine et Maoula que ce dernier avait été soupçonné d'être à l'origine de la fuite des procès-verbaux confidentiels établis par l'ambassadeur libanais aux Etats-Unis, Gaby Issa.

Le 19 mars, al-Akhbar avait en effet publié des procès-verbaux diplomatiques confidentiels rédigés et signés par l'ambassadeur du Liban à Washington, portant sur les compte-rendus de réunions du secrétaire adjoint américain au Trésor pour la lutte contre le financement du terrorisme, Marshall Billingslea, avec des responsables libanais à Washington. Le journal a également publié le procès-verbal de la rencontre du 12 avril entre David Satterfield, sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires du Proche-Orient, et la délégation composée des députés Yassine Jaber et Ibrahim Kanaan, et du conseiller du président de la Chambre, Ali Hamdane.

A la mi-mai, le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil, avait demandé la levée de l'immunité de certains diplomates au sein de son administration dans le cadre de l'enquête en cours sur les fuites diplomatiques, précisant qu'il avait découvert, depuis son entrée en fonction à la tête de la diplomatie, en 2014, plusieurs cas de fuite de documents.
A la demande du ministre, des agents de la Sécurité de l’Etat avaient procédé à des interrogatoires de fonctionnaires et de diplomates au palais Bustros, une opération inédite. Les locaux d'al-Akhbar ont également été perquisitionnés.


Le directeur du département des affaires arabes du ministère des Affaires étrangères, Ali el-Maoula, a de nouveau comparu mardi devant le premier juge d’instruction de Beyrouth, Ghassan Oueidate, qui a décidé de le laisser en liberté sous caution d'élection de domicile. Le diplomate, qui avait déjà été interrogé il y a une dizaine de jours, était entendu par le juge dans le cadre de l'enquête menée sur des fuites de documents diplomatiques confidentiels de l'ambassade du Liban à Washington.Fin mai, le juge Oueidate avait interrogé le rédacteur en chef du quotidien al-Akhbar, proche du Hezbollah, Ibrahim el-Amine, dans le cadre de l'enquête. M. el-Amine avait alors indiqué avoir remis au juge des documents prouvant que Ali el-Maoula n'est pas impliqué dans ces fuites. C'est en raison des bons rapports entretenus...