Le Liban fait toujours partie de la liste des 25 pays à surveiller, inscrits sur la « Watch List » publiée chaque année par la représentation spéciale américaine au commerce extérieur (USTR), dans son rapport sur l’état de la protection de la propriété intellectuelle chez les partenaires commerciaux des États-Unis. Les autorités américaines s’inquiètent en effet de l’absence de progrès significatif des autorités libanaises dans ce domaine depuis 2018 et la décision du ministère de l’Économie et du Commerce de développer une stratégie nationale en coordination avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.
Le « Special 301 Report » contient deux listes correspondant à autant de niveaux de vigilance vis-à-vis de l’adéquation et l’efficacité des mesures de protection de la propriété intellectuelle dans les pays répertoriés.
La liste de surveillance prioritaire « Priority Watch List » rassemble 11 pays que les États-Unis jugent très défaillants et pour lesquels une des sanctions est envisagée ou appliquée. Elle comprend l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Argentine, le Chili, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Koweït, la Russie, l’Ukraine et le Venezuela. Le Liban était inscrit sur cette liste noire de 2001 à 2007.
La « Watch List » où le Liban est inscrit correspond à un degré d’alerte moindre et concerne les pays qui doivent poursuivre leurs efforts pour renforcer la protection de la propriété intellectuelle à l’intérieur de leurs frontières. Le pays du Cèdre y côtoie l’île de la Barbade, la Bolivie, le Brésil, le Canada, la Colombie, le Costa Rica, la République dominicaine, l’Équateur, l’Égypte, la Grèce, le Guatemala, la Jamaïque, le Mexique, le Pakistan, le Pérou, la Roumanie, la Suisse, la Thaïlande, la Turquie, le Turkménistan, les Émirats arabes unis, l’Ouzbékistan et le Vietnam.


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