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Sport - Football / Coupe D’Allemagne – Focus

Arjen Robben, ou la dernière danse du « joueur de cristal »

Le milieu de terrain néerlandais Arjen Robben jouera demain, à 35 ans, probablement sa dernière finale de Coupe d’Allemagne avec le Bayern Munich. Christof Stache/AFP

Arjen Robben est un artiste. Et un guerrier. Demain samedi, le footballeur néerlandais jouera peut-être à 35 ans sa dernière finale de Coupe d’Allemagne avec le Bayern Munich, et piaffe comme un junior à l’idée de porter encore une fois le maillot de son cœur. « Je ne reviens pas pour saluer le public et me faire applaudir, je veux aider l’équipe à conquérir des titres », avait-il lancé à la mi-mai, lorsqu’il avait enfin repris sa place sur le banc de touche après cinq mois d’arrêt pour des problèmes musculaires.

Samedi dernier, lors de la « finale » du championnat contre l’Eintracht Francfort, il est entré en fin de match pour marquer le 5e but de la victoire (5-1) qui a donné au Bayern son 7e titre consécutif. Son 99e but en Bundesliga : sa jubilation explosive et la joie de ses coéquipiers ont offert des images fortes. « Cent buts auraient été beau évidemment, mais ce n’est pas grave, 99 est un beau chiffre aussi », avait-il lâché après le match, au bord des larmes. Le point d’orgue de sa carrière fut son but vainqueur en finale de la Ligue des champions 2013 (2-1 contre le Borussia Dortmund). Mais il a gagné avec Munich 19 autres trophées, dont huit Bundesliga et quatre Coupes d’Allemagne... en attendant demain. Il avait été champion d’Angleterre deux fois, avec Chelsea (2005, 2006), et une fois d’Espagne, avec le Real Madrid (2008). Pour les Pays-Bas, il a joué la finale du Mondial 2010 et terminé 3e de la Coupe du monde 2014.

Sa « spéciale », repiquage vers l’intérieur depuis la droite, contournement des défenseurs et frappe du gauche dans la lucarne opposée, était redoutée de tous les défenseurs d’Europe. « Robben fait tout le temps le même geste et tout le monde le sait. Mais il a un coup de reins et un sens du but exceptionnel », disait de lui il y a quelques années Raphaël Guerreiro, aujourd’hui à Dortmund. « Ce qui est cruel, c’est que je pense que dans la tête des défenseurs, tu as envie de te dire qu’il va changer, que justement, cette fois-ci, il ne va pas le faire. Et puis, au final, à chaque fois c’est pareil », ajoutait Guerreiro.

Bagarre et amitié avec Ribéry

Arrivé au Bayern Munich en 2009, Robben y a rencontré Franck Ribéry, devenu son comparse et son alter ego sur la pelouse. Au point que leurs noms ont fusionné pour l’histoire sous la forme de « Robbéry ». Tempéraments de feu, ils en sont venus aux mains un soir de match de Ligue des champions, en 2012 : « C’est sûr, c’était très chaud. Mais, aujourd’hui, je peux en rire, raconte Robben. Ça doit exploser parfois, ça fait partie de la vie, mais peut-être que notre relation n’en a été ensuite que meilleure. » Leur entraîneur, Niko Kovac, les associe également dans l’hommage : « Tous les mots qu’on pourra dire sur eux seront trop faibles. On ne peut parler qu’en superlatifs de ces deux-là. Ce sont de fortes personnalités, chacun a ses aspects rugueux, mais ce que ces deux gars ont fait, non seulement pour ce club, mais pour leurs équipes nationales, est absolument unique. Ils manqueront à l’équipe. »

Pendant dix saisons, Robben aura incarné les valeurs de gagne, de combat et d’abnégation du Bayern. Le public lui en est reconnaissant : début mai, lorsqu’il est rentré en jeu après ses cinq mois de blessure, l’Allianz Arena a rugi de bonheur. « Cet accueil des fans, c’était de la chair de poule pure », a avoué le Hollandais, dont la carrière a été hachée par les blessures. À Madrid, il avait même gagné le surnom de « joueur de cristal » pour sa fragilité physique. Quitter le Bayern est douloureux pour lui : « Tous les départs font mal, mais il faut voir les choses positivement. Tout a une fin. C’était dix années incroyablement belles. » Et après Munich ? « J’ai envie de continuer à jouer, mais je ne veux plus passer cinq mois arrêté par une ou plusieurs blessures, ça n’a aucun intérêt. Je connais mon corps, j’ai encore la force physique, l’endurance, la forme, je peux encore jouer quatre, cinq ans, à condition d’être épargné par les blessures. »

Deux jours avant son dernier match pour Munich, le « joueur de cristal » n’avait encore rien dévoilé de son avenir.

Source : AFP

Arjen Robben est un artiste. Et un guerrier. Demain samedi, le footballeur néerlandais jouera peut-être à 35 ans sa dernière finale de Coupe d’Allemagne avec le Bayern Munich, et piaffe comme un junior à l’idée de porter encore une fois le maillot de son cœur. « Je ne reviens pas pour saluer le public et me faire applaudir, je veux aider l’équipe à conquérir des titres », avait-il lancé à la mi-mai, lorsqu’il avait enfin repris sa place sur le banc de touche après cinq mois d’arrêt pour des problèmes musculaires.Samedi dernier, lors de la « finale » du championnat contre l’Eintracht Francfort, il est entré en fin de match pour marquer le 5e but de la victoire (5-1) qui a donné au Bayern son 7e titre consécutif. Son 99e but en Bundesliga : sa jubilation explosive et la joie de ses...
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