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Moyen Orient et Monde

La conférence a pour seul objectif d’aider les Palestiniens, affirme Bahreïn

Plan de paix
OLJ
22/05/2019

Bahreïn a assuré hier que la conférence sur le plan de paix américain qui doit se tenir le mois prochain dans le royaume n’avait « pas d’autre objectif » que d’aider les Palestiniens, après que ceux-ci eurent déclaré ne pas avoir été consultés.

Intitulée « De la paix à la prospérité », la conférence « n’a pas d’autre objectif » que d’aider le peuple palestinien à « développer ses capacités et à accroître ses ressources », a assuré le chef de la diplomatie bahreïnie, Khaled ben Ahmad al-Khalifa. Le royaume de Bahreïn « continue de soutenir le peuple frère de Palestine concernant la restauration de ses droits légitimes sur son sol et la création d’un État indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale », a-t-il affirmé dans un communiqué.

La Maison-Blanche a annoncé dimanche qu’elle co-organiserait avec Manama une conférence les 25 et 26 juin sur les aspects économiques du très attendu plan de paix américain.

« Nous n’avons été informés par aucune partie de la réunion annoncée à Bahreïn », avait réagi lundi Saëb Erakat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). « Nous n’avons mandaté aucune partie pour négocier en notre nom », a-t-il ajouté.

Les Palestiniens boycottent l’administration américaine depuis que le président Donald Trump a rompu avec des décennies de consensus en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017. Ils considèrent la partie orientale de la ville comme la capitale de l’État auquel ils aspirent.

La conférence « De la paix à la prospérité » doit réunir des dirigeants de plusieurs gouvernements, de la société civile et du monde des affaires. Il s’agit d’une « opportunité charnière » pour « partager des idées, évoquer des stratégies et encourager le soutien à des investissements et initiatives économiques potentiels qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix », a estimé dimanche la présidence américaine dans un communiqué commun avec Bahreïn.

Les Palestiniens y voient une contrepartie financière en échange de l’acceptation de l’occupation israélienne. « Les tentatives visant à promouvoir une normalisation économique de l’occupation israélienne de la Palestine seront rejetées », a prévenu M. Erakat. « Il ne s’agit pas d’améliorer les conditions de vie sous l’occupation, mais d’atteindre le plein potentiel de la Palestine en mettant fin à l’occupation israélienne », a-t-il ajouté.

« Paix économique »

Bashar al-Masri, l’un des hommes d’affaires palestiniens les plus en vue, qui a travaillé avec des partenaires internationaux et en coopération avec Israël pour investir 1,4 milliard de dollar dans la construction de la nouvelle ville palestinienne de Rawabi, a annoncé qu’il avait décliné l’invitation à la conférence. « L’idée de la paix économique est une idée ancienne qui est maintenant présentée sous une nouvelle forme, mais de la même manière que nous l’avons rejetée par le passé, nous continuerons à le faire », a-t-il écrit sur sa page Facebook. « Nous ne participerons à aucun événement en dehors du consensus national palestinien », a-t-il ajouté.

Le plan de paix américain devrait comporter des propositions de développement économique régional incluant l’Égypte, la Jordanie et le Liban. La conférence de Bahreïn pourrait aboutir à des engagements d’investissements pour les territoires palestiniens. Mais il n’est pas prévu qu’elle se penche sur les questions politiques au cœur du conflit israélo-palestinien, comme l’avenir de Jérusalem, le sort des réfugiés palestiniens et les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

Jared Kushner, conseiller et gendre du président américain chargé par son beau-père de parvenir à « l’accord ultime » entre Israéliens et Palestiniens, a fait savoir qu’il entendait le dévoiler « très bientôt ». Il avait auparavant dit que ses propositions seraient présentées après le ramadan, qui doit prendre fin début juin. Alors que Donald Trump se dit persuadé de réussir là où tous ses prédécesseurs ont échoué, Jared Kushner a promis des idées nouvelles, estimant que les solutions traditionnelles n’avaient pas permis de parvenir à un accord. Il refuse ainsi de parler de la solution dite « à deux États », israélien et palestinien, pourtant au cœur de la diplomatie internationale depuis des années.

Source : AFP

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