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Nos lecteurs ont la parole - Par Antoine Sabbagha

Il y a juste un quart de siècle

Dans les colonnes de L’Orient-Le Jour il y a juste un quart de siècle, on pouvait lire le 24 mars 1994 que le conseil des ministres sous la présidence du chef de l’État le président Élias Hraoui avait adopté des mesures sans précédent depuis la guerre libanaise en décidant de dissoudre le parti des Forces libanaises et d’interdire tous les bulletins d’information et les programmes politiques dans les médias audiovisuels privés dans l’attente de la publication de la loi sur l’organisation des médias en question et de racheter Télé-Liban .

Vingt-cinq ans se sont écoulés, et presque tous les partis politiques ont perdu de leur ampleur, et malheureusement un seul garde toujours ses armes au nom d’une soi-disant « libération du pays ». Quant à l’organisation des médias, il est triste de constater que chaque tribu ou parti ou confession a ses propres télés ou radios pour se défouler au nom de la politique contre son adversaire, sans aucune organisation, et le maillon le plus faible dans cette chaîne est et restera toujours Télé-Liban.

Enfin, concernant les détournements de fonds, cette belle chanson est revenue à la mode de nos jours, et à titre de rappel aussi nous pouvions lire dans les colonnes de L’Orient-Le Jour qu’il y a vingt ans, en mars 1999, le ministre du Pétrole Chahé Barsoumian fut inculpé de détournements de fonds puis, à la libanaise, tout finira dans le monde de l’oubli. Mais maintenant et après deux décennies, le pays fonce droit vers la faillite. Des fonds par milliards viennent de disparaître du Trésor public et chaque jour on a de nouveaux gros scandales et ici on se demande toujours : rêverons-nous d’avoir un jour un État fort pour juger les coupables, qu’ils soient grands ou petits, car depuis l’accord de Taëf, aucun responsable ne fut inculpé. Le ferions-nous en tant que peuple ? Espérons.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Dans les colonnes de L’Orient-Le Jour il y a juste un quart de siècle, on pouvait lire le 24 mars 1994 que le conseil des ministres sous la présidence du chef de l’État le président Élias Hraoui avait adopté des mesures sans précédent depuis la guerre libanaise en décidant de dissoudre le parti des Forces libanaises et d’interdire tous les bulletins d’information et les programmes politiques dans les médias audiovisuels privés dans l’attente de la publication de la loi sur l’organisation des médias en question et de racheter Télé-Liban .Vingt-cinq ans se sont écoulés, et presque tous les partis politiques ont perdu de leur ampleur, et malheureusement un seul garde toujours ses armes au nom d’une soi-disant « libération du pays ». Quant à l’organisation des médias, il est triste de constater...
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