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Sport - Football / Ligue Des Champions

Scénarios renversants et émotions mémorables, une édition 2019 déjà légendaire

Tottenham brise le rêve de l’Ajax Amsterdam et décroche sa première finale.

Encore une incroyable « remontada » ! Tottenham, grâce à un triplé de son milieu de terrain brésilien Lucas Moura, au terme du temps additionnel, a renversé in extremis l’Ajax Amsterdam (3-2) en demi-finale retour, se qualifiant du coup pour la première finale de Ligue des champions de son histoire. À l’aller, Tottenham avait été battu (1-0) par l’Ajax. Adrian Dennis/AFP

« Remontadas » en cascade, assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) qui change la donne, ou Petit Poucet qui mate les favoris avec la manière : la Ligue des champions, à l’image de ses incroyables demi-finales retour, n’a jamais été aussi spectaculaire, au moment même où l’UEFA songe à réformer son format. L’édition 2019 s’est-elle déjà imposée comme l’un des plus grands crus de l’histoire de la plus prestigieuse compétition européenne ? Sur le plan de l’émotion, du suspense et de la qualité de jeu, sans aucun doute !

Florilège des meilleurs moments avant la finale programmée le 1er juin à Madrid : la « remontada » de Manchester United face au Paris SG (3-1 retour, aller 0-2), le triplé renversant de Cristiano Ronaldo (Juventus) contre l’Atlético Madrid (3-0 retour, aller 0-2), ou encore l’épopée fantastique de l’Ajax Amsterdam, tombeur (4-1 retour, aller 1-2) de l’invincible Real Madrid, pourtant triple tenant du titre. De quoi faire passer la très attendue saison 8 de la série Game of Thrones comme un divertissement de seconde zone... Et ça, ce n’est rien que pour les 8es de finale !

Les épisodes suivants ont encore été plus savoureux, à l’image de l’insuffisant succès (4-3) de Manchester City contre Tottenham en quarts de finale retour, avec le but de Raheem Sterling annulé à la dernière minute après l’intervention de la VAR, innovation majeure de l’édition 2019. Et surtout des demi-finales retour qui ont déjà ringardisé par leur intensité dramatique tous les meilleurs scénaristes de la planète. Après le récital de Lionel Messi au Camp Nou (3-0), le FC Barcelone a subi la révolte de Liverpool à Anfield (4-0), tandis que Tottenham, mené de trois buts cumulés contre l’Ajax, a arraché sa qualification pour la première finale de son histoire à la 96e minute... Cœurs sensibles s’abstenir !

Comment autant de renversements de situations ont pu être possibles ? « Il n’y a même pas de mots, c’est très difficile de l’expliquer. Il faut profiter de ce moment... je ne sais plus quoi dire », a confié mercredi soir le milieu de terrain Lucas Moura, héros de Tottenham avec un triplé sorti de nulle part à Amsterdam (3-2 retour, aller 0-1). « Je vais m’en rappeler toute ma vie, 100 % certain. Je ne sais pas si ça s’est déjà fait avant ou si ça se refera », avait de son côté lâché mardi soir l’entraîneur de Liverpool, Jürgen Klopp, déjà finaliste l’an dernier.

Si le Paris SG avait déposé ses droits d’auteur après la « remontada » subie en 2016, peut-être que ses soucis avec le fair-play financier de l’UEFA auraient pu déjà être réglés avec les « royalties » tant les tentatives de plagiats se sont multipliées depuis son mémorable crash. À l’image des franchises hollywoodiennes, le scénario du Camp Nou (défaite 6-1 au retour après avoir gagné 4-0 à l’aller) a connu de multiples suites inattendues, aussi bien par effet de mimétisme des autres équipes que grâce à leurs ressources mentales insoupçonnées. « On y a cru jusqu’au bout. Même si parfois quand tu rentres sur le terrain en te disant qu’il ne faut rien lâcher, tu te dis quand même : c’est impossible ! » a admis Hugo Lloris, capitaine et gardien de Tottenham. « On a tous vu le match de Liverpool la veille. C’est vrai que cela nous a donné espoir, on s’était dit que tout était possible et on l’a démontré », a complété son coéquipier Moussa Sissoko.

Réforme controversée

Ironie du calendrier, au même moment à Nyon, le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a présenté aux Ligues nationales ses pistes de réflexion pour réformer la Ligue des champions, afin de la rendre encore plus attractive à partir de 2024. La prestigieuse compétition passerait de huit groupes de quatre équipes à quatre groupes de huit équipes, provoquant une croissance exponentielle du nombre de matches (quatorze journées pour la phase de groupes contre six actuellement). Principal reproche fait à ce projet, notamment par l’Association des ligues professionnelles ? Un système de promotion-relégation favorable aux grands clubs qui transformerait cette C1 « new-look » en Superligue quasi fermée, condamnant de fait d’éventuelles surprises.

Avec l’enthousiasmant spectacle proposé par l’édition 2019, est-il nécessaire de tout changer ? « Aucune décision n’a été prise. Jusqu’ici, ce ne sont que des idées et des opinions », a tempéré M. Ceferin dans un communiqué, conscient du vent de protestation engendré par cette réforme. Le feuilleton est loin d’être fini…

Yassine KHIRI/AFP

« Remontadas » en cascade, assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) qui change la donne, ou Petit Poucet qui mate les favoris avec la manière : la Ligue des champions, à l’image de ses incroyables demi-finales retour, n’a jamais été aussi spectaculaire, au moment même où l’UEFA songe à réformer son format. L’édition 2019 s’est-elle déjà imposée comme l’un des plus grands crus de l’histoire de la plus prestigieuse compétition européenne ? Sur le plan de l’émotion, du suspense et de la qualité de jeu, sans aucun doute ! Florilège des meilleurs moments avant la finale programmée le 1er juin à Madrid : la « remontada » de Manchester United face au Paris SG (3-1 retour, aller 0-2), le triplé renversant de Cristiano Ronaldo (Juventus) contre l’Atlético Madrid (3-0 retour,...
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