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Liban

« Abolissez la kafala », lancent Amnesty International et les travailleuses domestiques aux autorités

Main-d’œuvre migrante

Les employées de maison veulent un contrat juste et équitable.

26/04/2019

Quelques heures après avoir publié un rapport incendiaire dénonçant l’exploitation des travailleuses domestiques migrantes au Liban, et deux jours à peine après les sanglants attentats terroristes du Sri Lanka, Amnesty International lançait mercredi soir, à Beit Beirut, avec son partenaire Anti Racism Movement, une pétition pour l’abolition du système du garant. L’organisation présentait parallèlement les revendications des employées de maison et ses propres recommandations au Parlement et au ministère du Travail. Ce système, mieux connu sous le nom de « kafala », fait de l’employeur le tuteur de son employée de maison, ouvrant ainsi la voie à de graves abus, compte tenu que le travail domestique n’est pas réglementé par le code du travail. À tel point que, pour Amnesty, il s’apparente à de l’esclavage moderne, car il « octroie aux employeurs un contrôle quasi total sur la vie des travailleuses domestiques migrantes ».


Le suicide devient une normalité
Sur les thèmes « Leur maison, c’est ma prison » et « Nous sommes tous une main-d’œuvre, ne laissez pas le système du garant faire la différence », Amnesty International a donné la parole à des travailleuses migrantes, devant un parterre de militants des droits de l’homme. Tour à tour, ces femmes d’Éthiopie, du Sri Lanka, du Cameroun, de Côte d’Ivoire soutenues par leurs consœurs ont raconté leur calvaire, les horaires de travail élastiques sans repos, sans congé hebdomadaire, la maltraitance physique et morale, les passeports confisqués, les salaires impayés, les privations de nourriture et de liberté, le désespoir qui peut pousser à se donner la mort…

« Le suicide d’employées de maison devient une normalité au Liban, déplore Marie, une jeune Éthiopienne. Les gens passent devant les corps disloqués des travailleuses domestiques qui se sont jetées du balcon, leur accordent un regard et continuent leur route, comme si de rien n’était. » Alors qu’en 2008, et en l’absence de chiffres officiels, l’organisation Human Rights Watch établissait qu’au moins une employée domestique décédait chaque semaine au pays du Cèdre, les cas de suicide de ces travailleuses semblent accuser une nette recrudescence depuis le début de l’année 2019. Une situation qui a poussé le nouveau ministre du Travail, Camille Abousleiman, à promettre de s’engager pour améliorer les conditions de travail de la main d’œuvre domestique.


(Lire aussi : Amnesty International exhorte le Liban à mettre fin aux abus)


Le code du travail doit inclure le travail domestique
Car les solutions existent. « Abolissez la kafala », réclament en chœur Amnesty International et les travailleuses migrantes. Au Parlement libanais, les deux parties réclament « la modification du code du travail de sorte qu’il couvre les travailleuses domestiques » et le « droit d’adhérer à un syndicat ». Elles appellent aussi à « ne plus associer leurs permis d’entrée, de séjour et de travail à un employeur spécifique », à être « autorisées à démissionner », à mettre fin à leur contrat, et à changer d’employeur, « sans pour autant se retrouver en situation irrégulière ».

Elles invitent au même titre le ministère du Travail à respecter leurs droits et leurs libertés de mouvement et à sanctionner la confiscation de leur passeport.

« Nous réclamons un contrat juste et équitable, pour nous et nos employeurs », lance Hérat, précisant que « ce contrat doit être aussi rédigé dans la langue des travailleuses étrangères, afin qu’elles puissent le comprendre ». Les travailleuses appellent de plus le ministère à « mettre en place un mécanisme qui prenne sérieusement en charge leurs affaires », à « rendre opérationnelle la ligne verte pour répondre à leurs plaintes » et à les « prendre au sérieux en cas d’abus ». « Nous réclamons d’être indemnisées, en cas de non-paiement de nos salaires, à placer sur liste noire les employeurs abusifs et à fermer les bureaux de placement qui exploitent les travailleuses », martèle encore la jeune femme.

La réponse du ministre du Travail n’a pas tardé. Camille Abousleiman déclare se pencher déjà sur des alternatives, avec l’aide d’acteurs de la société civile.



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Sarkis Serge Tateossian

Aucun libanais n'accepte que sa fille, soit traitée de cette sorte. On le sait, ces traitement sont criminels et intolérables, alors pourquoi on fait subir à ces malheureuses étrangères ce que nous n'aimons pas subir ?

AIGLEPERçANT

Haste make vaste !

Faut pas confondre vitesse et précipitation.

Qu'on y ajoute des garde-fou ou des amendements oui , mais qu'on la supprime c'est guérir le mal par un plus grand mal .

Eleni Caridopoulou

Pourquoi ils ne prennent pas des employés de maison Syriennes ? Les libanais font comme les quataris ils veulent faire les jeux du football chez eux et ils prennent des pauvres ouvriers d'Asie qu'ils les traitent mal et ne les payent pas c'est comme au Liban je pense qu'ils ont appris du Quatar

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ABOLISSEZ LA KAFALA QUI EST EST LE MOYEN D,ESCLAVAGE. FAITES DES CONTRATS DE TRAVAIL AVEC DES CONDITIONS HUMAINES ET LOGIQUES POUR GARANTIR LEUR RESPECT PAR LES DEUX COTES.

Sybille S. Hneine

Aucun problème:

Qui va financer le ticket d'avion?
Aller/retour

Les analyses médicales?

Les titres de séjour?

Le permis de travail?

L'assurance santé? Etc..

Irene Said

Monsieur le ministre du Travail, Monsieur Camille Abousleiman, nous attendons que vos promesses soient suivies d'actions rapides et efficaces,

M E R C I !

Pour l'honneur de notre pays !

Irène Saïd

gaby sioufi

TRES BELLE POSESIE QUE CELA.
SAUF QUE - a moins de me tromper - Amnesty CONFOND LA KAFALA TELLE QU'EXIGEE PAR LES PAYS DU GOLF & CELLE EXIGEE AU LIBAN, QUI EST IMPOSEE COMME PREUVE DE LA SOLVABILITE DU "PATRON" -"PATRONNE" - C A D, CAPACITE MATERIELLE DE PAYER LE SALAIRE DE L'EMPLOYEE DE MAISON.
ET DONC NOTRE KAFALA LIBANAISE EST TTE EN L'HONNEUR DE NOTRE PAYS.

Stes David

Voilà que pendant que certains disent que le Liban ne supporte pas plus de réfugiés syriens, au même temps on cherche des travailleuses étrangères. Je pense qu'il faut aussi changer des attitudes que c'est une sorte de symbol de status qu'on ne fait pas le travail domestique soi-même et qu'avoir une employée de maison c'est une signe ou symbol de status.

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