La ministre de l’Énergie et de l’Eau, Nada Boustani, et le Premier ministre, Saad Hariri. Photo recadrée de Dalati et Nohra.
La ministre de l’Énergie et de l’Eau, Nada Boustani, a annoncé hier sur son compte Twitter que le gouvernement, qui était réuni au Grand Sérail (voir page 2), avait approuvé le lancement du second round pour l’attribution de licences d’exploration et de production d’hydrocarbures offshore. Selon la ministre, les compagnies souhaitant prendre part à cet appel d’offres ont jusqu’au 31 janvier 2020 pour présenter leurs dossiers.
Pour ce second round, l’Autorité de l’énergie (LPA, rattachée au ministère de l’Énergie) a recommandé l’ouverture de cinq nouveaux blocs – soit un de plus que ce qui était initialement prévu – sur les dix que compte la Zone économique exclusive (ZEE) : les blocs 1 (au nord-ouest), 2 (nord-est), 5 (au centre-ouest), 8 (au sud-est) et 10 (au sud-ouest). Le lancement du second round a été repoussé en raison du blocage, de mai 2018 à janvier dernier, du processus de formation du gouvernement Hariri, ce qui a contraint la LPA à revoir son calendrier. Ainsi, la signature des nouveaux contrats qui était initialement programmée pour décembre a été repoussée à avril 2020. Enfin, la cofondatrice du cabinet Middle East Strategic Perspectives, Mona Sukkarieh, a indiqué hier dans un tweet que le second round ne comprendrait cette fois pas de phase de préqualification distincte de l’appel d’offres.Le Liban a signé en février 2018 ses deux premiers contrats d’exploration et de production d’hydrocarbures offshore avec le consortium Total-Eni-Novatek pour les blocs 4 (au centre-ouest) et 9 (au sud), après avoir retenu les deux seules offres présentées lors de ce premier round. Le coup d’envoi de la première phase d’exploration (trois ans) pour ces deux blocs a été donné en mai 2018, et le consortium devrait creuser les deux premiers puits vers fin 2019, un premier dans le bloc 4 puis un autre dans le bloc 9. Depuis, Total a lancé (en décembre) un appel à manifestation d’intérêt pour préparer la mise en place d’une base logistique dans le port de Beyrouth et a annoncé (en mars) le lancement d’une étude d’impact environnemental.

