Saad Hariri, recevant hier des délégations à la Maison du Centre. Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre Saad Hariri a appelé hier, lors de sa première apparition publique depuis son intervention chirurgicale mineure, tous les partis politiques à cesser de se rejeter la responsabilité des problèmes dans le pays et à œuvrer à les régler.
« Aucune partie politique ne peut faire assumer aux autres tous les problèmes du pays, car ces problèmes se sont accumulés depuis un certain temps, a déclaré M. Hariri. Il y a des décisions difficiles concernant le budget et les réformes (qui doivent être prises) et tout le monde doit se partager les responsabilités », a-t-il ajouté, appelant les parties politiques à cesser d’échanger « des accusations qui ne mènent à rien ».
M. Hariri a tenu ces propos en recevant à la Maison du Centre des personnalités et des citoyens venus le saluer après l’intervention chirurgicale « préventive » qu’il a subie à Paris pour un problème cardiaque.
« Il s’agissait heureusement d’une opération simple. Nous reprendrons le travail demain car le pays fait face à de nombreuses difficultés et a besoin d’une action sérieuse. Nous devons prendre des décisions dans l’intérêt du citoyen libanais, que ce soit en ce qui concerne CEDRE ou les réformes à entreprendre », a-t-il indiqué.
« Je suis sûr que tous les partis politiques ont à cœur l’intérêt du pays qu’il convient de réaliser au plus tôt. Nous commencerons par l’électricité, le budget et tout ce qui concerne les réformes », a-t-il poursuivi.
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Et le président du Conseil d’ajouter : « Je suis convaincu que nous, Libanais, ne manquons de rien, sauf de savoir où se trouve l’intérêt du pays. Il y a des décisions à prendre, notamment sur le plan économique. Il ne faut pas se tenir mutuellement responsables des problèmes qui surviennent. Chacun de nous assume une grande part de responsabilité dans la résolution de ces problèmes. C’est pourquoi nous devons trouver des solutions ensemble. Si un camp politique croit pouvoir tenir les autres responsables de tous les problèmes du pays, il a tort. Ces problèmes s’accumulent depuis longtemps, depuis l’assassinat du Premier ministre martyr Rafic Hariri. »
« Les désaccords entre nous par le passé ont mené le pays à la division, jusqu’à ce que nous parvenions à un accord et nous avons brouillé les cartes en élisant Michel Aoun à la présidence de la République. Toutes les parties politiques doivent assumer la responsabilité des réformes à entreprendre, qui ne devraient pas être assumées par un seul camp politique », a encore dit Saad Hariri.
« Il existe un plan dont nous avons tous convenu dans la déclaration ministérielle. Nous savons clairement ce que nous voulons faire en ce qui concerne le budget, les chiffres auxquels nous aspirons, la nature de la CEDRE et ses réformes, ainsi que les moyens de lutter contre la corruption et le gaspillage, parce qu’il y a effectivement de la corruption, mais il y a aussi du gaspillage. La corruption a conduit au gaspillage », a-t-il souligné.
« Nous devons cesser de nous blâmer les uns les autres. Nous sommes tous libanais et n’avons plus besoin d’égocentrisme et de populisme. La solution et le plan d’action sont clairs et le gouvernement s’efforcera de renforcer la situation économique afin de garder nos jeunes au pays », a-t-il noté.
Et d’ajouter : « C’est la logique que nous devons adopter et nous devons réaliser que les défis qui nous entourent sont imposants et durs. Nous sommes tous témoins des positions abracadabrantes qui sont prises, de la reconnaissance de Jérusalem (comme capitale d’Israël) à l’annexion du Golan. Ce qui est important, c’est notre unité en tant que Libanais et de parachever le projet auquel nous aspirons ensemble. »
« Les réformes que nous ferons et les mesures que nous prendrons affecteront tout le monde, mais celui qui sera le moins touché sera le citoyen libanais et le plus affecté sera l’administration libanaise. Nous devons nous serrer la ceinture, lutter contre la corruption et le gaspillage et mettre en œuvre les projets de l’électricité comme nous l’avons promis aux citoyens. Tout cela a été inclus dans la déclaration ministérielle. »
« J’espère que tous les partis politiques mettront de côté leurs intérêts politiques et œuvreront dans l’intérêt du pays et des citoyens. En ce qui concerne la corruption, tout parti politique au Liban pourrait compter dans ses rangs quelques personnes corrompues. Nous commencerons par le courant du Futur. S’il y en a en son sein, elles seront poursuivies. Le pouvoir judiciaire est la base pour mettre fin à la corruption. Si nous poursuivons les querelles byzantines et les accusations de corruption par le biais des conférences de presse, cela ne nous aidera pas à lutter contre la corruption, mais à protéger la corruption et les personnes impliquées », a-t-il conclu.
Sur Twitter, le ministre des Affaires sociales, Richard Kouyoumjian, a commenté la phrase de M. Hariri sur l’existence potentielle de corrompus au sein de chaque parti politique. « Sauf au sein des Forces libanaises, Monsieur le Président », a-t-il écrit.
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POUR UNE FOIS QUE L,ABRUTISSEMENT CESSE ET QUE LES INTERETS VITAUX DU PAYS DONT LES REFORMES DE LA CEDRE PREVALENT CHEZ NOS ABRUTIS !
08 h 24, le 01 avril 2019